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lui reproche « d’avoir eu une dé-», férçnce trop siugultere pour ce» jésuite, homme médiocre, uni-r> quotient attaché aux petites« vues de son ordre ; & l’on d't-" soit publiquement ; Noire princeri est ben , mais il a du cotton dans11 ses oreilles Henri voulut le
nommer à ? archevêché d’Àtles, &hú procurer un chapeau de cardi-* la * ; mais le jésuite s’y opposatoujours. Ses confrères , depuis leur«appel, ne pouvoient pas s’établirfacilement dans certair.es villes :
*< celle de Poitiers, fur-tout, a voltn fait de grandes difficultés. Le!, Pere Cotton voulut faire enten-ds d te au roi que toutes ces oppo-„ sitionsétoient Vouvrage AeSulli,
», gouverneur de Poitou. Henri-, ayant rejeté cette calomnie, qu il», reproohoità ce jésuite de croiresi trop facilement : DUu me garde,n (dit Cotton ) , de parler mal de ceux», à qui Votre Majesté donne fa eon-,> fiance ! Mais , enfin , jt fuis en étatn de justifier ce que f avance. Je le», prouverai par les lettres de Sïiili.
„ Je les ai vues , & je les ferai voirn à Vcire Majesté. II fut pris au mot,
», & Cotton vint le lendemain dire», au roi que les lettres avoíent», été brûlées par mégarde»,. ( CoursA’Histoire de Coniillac, tom. 13, pag.,505 ). Après la mort à jamais dé-plorable de ce grand prince, Cottonfut confesseur de Louis XIII sonfils. La cour étant pour lui une so-litude , il demanda d’en sortir, &l’obtint en 1617 , d’autant plus fa-cilement , que le duc de Luynes nelui étoit pas favorable. Mènerai 8cd’aurres historiens racontent qu’a-près que Ravaillac eut commis sonparricide, le P. Cotton saborda 8clui dit : Donnc{-vous bien de garded'accuser les gens de bien ! II y a ap-parence que le zele pour l’honneurde sa société, plutôt que tout au-tre motif, lus inspira ces paroles
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ìndiscrettes. On rapporte dans laMorèri de Hollande, ( édit. de 1740)que Henri IV lui ayant demandé
un jour : Révilerìe^vous la confes-sion d’un homme résolu de m y ajfaffi-ner ? — Non ; mais je mettrais mon.corps entre vous & lui. Le jésuiteSantareUi ayant publié un ouvrageoù il établissent la puissance des pa-pes fur les rois, le P. Cotton , alorsprovincial de Paris, fut appelé auparlement le 13 Mars 1626, pourrendre compte des opinions de sesconfrères. On lui demanda s’ilevoyoit que le pape pût excommu-nier Sc déposséder un roi de Fran-ce Ahì' répondit-il, le Roi est filsaîné de t Eglise ; & il ne fera jamaisrien qui oblige le Pape à en venir dcelte extrémité. ~ Mais. lui ditle premier président , ne penfes-vous pas comme votre pere général ,qui attribue au pape cette puissance ?
Notre pere général fuit les opinionsde Rome où il est ; & nous , celles def rance où nous sommes . Les désagré-ments que le P, Cotton essuya danscette occasion, lui firent tant depeine, qu’il en tomba malade, &mourut quelquesjouisaprès, le 19mars 1626, à 63 ans. II prêclicitalors leCa:êmeàParís_dans l’églisede St. Paul. On a de ce jésuite quel-ques écrits : I. Un Traité du Sacrificede la Messe. IL D’autres Ouvrages deControverse. 111 . Ùc&Sermons1617, &c. En 1610 , il fit paroître ,in-8°, une Lettre déclarat.ìrc de ladoctrine des PP. jésuites , conforme àla doctrine du Concile de Trente : cequi produisit VAmi-Cotton, 1610,in-8° , St qu’on trouve á la fin del’hiíloire de D. Inigo , 2 vol. in-ti.On attribue cette satyre , plus ma-ligne que spirituelle , à Pierre ditCoignct. 11 n’est plus connu aujour-d’hui comme auteur. Le P. d’Or-léans Sc le P. Rouvier ont écru faVie, in-12; Sc ils ont peint le P.Cotton comme un religieux fervent,
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