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la mort de du Guesclin ; mais il la re-fusa , en disant que Clijson ctoitplusdigne que lui de U porter. A la prierede Philippe le Hardi, duc de Bour-gogne , il accompagna le comte deNevers , fils de ce prince, dans uneexpédition contre les infidèles. Cet-te croisade fut comme toutes les au-tres qu’on avoit faites dans cespays lointains. L’armée chrétiennefût battue à Nicopoli en 1596, &Je malheureux & illustre Engucr-rand mourut à Eurse de ses bles-sures , le 16 février de l’année sui-vante. Ce héros n’ayant laissé quedes filles de ses deux mariages ,avec la fille d 'Edouard ÎIÎ , roid’Angleterre , & avec Isabelle deLorraine , la seconde maison deCoucy fut éteinte. Voye 3 l’His-toire de cette famille, 1718 ,in-4 0 .
COUCY, (Jacques de) Voyt{Bii.z.
COUDRETTE , ( Christophe )prêtre de Paris, mort dans cetteville, le 4 août 1774 , dans un âgea vancé, fut lié de très-bonneheureavec les partisans des solitaires dePort-royal, & fur-tout avec le sa-vant abbé Boursier. Ses sentimentsau sujet de la bulle Unigenieus , luiattirèrent une prison de cinq se-mâmes à Vincennes en 1735 , &un séjour de plus d'un an à la Bas-tille en 1738. 11 écrivit pour prou-ver la vérité de ses opinions. On ade lui des Mémoires furie Formulaire ,en 2 vol. itvlí ; r Histoire &■ C Analysedu livre de YAciion de Dieu , & di-verses autres brochures polémi-ques. Mais son principal ouvrageest Y Histoire générale des Jésuites,publia l’an 1761, en 4 vol. in-12 ,auxquels il ajouta un Supplément de2 vol. en 1764- Les grands travauxque lui occasionnèrent les recher-ches nécessaires pour composer celivre, qu’on a presque oublié, af-foiblirenc sa vue, & il étoit presque
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aveugle lorsqu’il mourut. Les Nosfrelies Ecclésiastiques l’ont peint com-me un homme édifiant, laborieux,actif, désintéressé, &c. Quoiqueélevé par les jésuites, & ami deplusieurs membres de cette compa-gnie, il n’en fut pas moins, parune singularité difficile á com-prendre , un ennemi acharné deleur société ; & son érudition nefut pas inutile aux magistratsqui analysèrent leur institut en1762
COUGHEN, ( Jean ) ministreAnglois , avoir une grande érudi-tion, dont il ne se servit que pours'aveugler davantage sur la religion.Comme il étoit du nombre de ceschercheurs, qui , sans avoir pris departi en matière de religion , fonttoujours en haleine pour trouverla véritable, il s’cttacha successi-vement à plusieurs sectes. Celledes Quakers attira puissammentCoughtn. Sa conversion au Quaké-risme a quelque chose de singulier.II apprit qu'une fille prophétisentdans les assemblées desTrembleursavec une éloquence capable d’im-pofer : Coughen, charmé de cettedécouverte, fe mêla dans la foulepour entendre la prétendue pro-phéteste. 11 en fut saisi , même jus-qu’àradmiration. 11 quitta sur-le-champ un riche bénéfice, & se fit ledisciple Sil’amantdela jeuneTrem-fcleuse. Son attachement au Qua-Icérlsme ne survécut pas à fa pas-sion , qui s’éteignit bientôt. 11 quittacette secte pour reprendre sonincertitude. Elle aboutit enfin àle faire auteur de la religion nou-velle des Pacificateurs , qui subsis-te encore en Angleterre. Leur butest de concilier entre elles rou-tes les religions, St de montrerque les sectes ne diffèrent queper les mots , ou fur des arti-clés peu importants. La peste quiravagea Londres en 1655 , enlevs