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non de prix annuel. Nomme prési-dent de l'un des Musées de Paris ,Gébelin fut exposé, par cette place,à une fuite d’e-mbarras & de cha-grins qui n’ont fini qu’avec fa'vie.Apôtre enthousiaste du Magnétismeanimal , il voulut en prouver l’effi-cacité par fa guérison imaginaire ;mais il fut bientôt la victime dusystème qu’il avoit préconisé. IImourut à Paris, le iz mai 1784,à 59 ans. Le neuvieme volume in-4° de son Monde primitif , analyse &comparé avec le Monde moderne , avoitparu quelque temps avant fa mort.L'auteur laissa des regrets à ses amis.La candeur & la bonhomie íor-moient le fonds de son caractère.Gébelin avoit les vertus domesti-ques & les vertus sociales. En quit-tant la Suisse, il céda à fa sœur lapartie la plus avantageuse de sonpatrimoine, & ne se réserva que sestalents. II avoit exercé les siens dèsl’enfance. II écrivoit avec une ra-pidité incroyable, & presque auffivîte que la parole. 11 lifoit avec lamême célérité : d'tin coup-d’œil ilparcouroit une page entiere , & ilne lui falloit, pour connoîrre unlivre , que le temps qu’il fau droità un autre pour le feuilleter. Safeule passion étoit l’étude ; maiselle ne rendoit son commerce nidur , ni difficile. Il n’assectoit au-cune supériorité , louant fout cequi étoit louable, & n’ayant delui-même que des idées modestes. Soncaractère officieux l’arraeha sou-vent aux plaisirs de la lecture & dela composition, pour lui faire fairede longues & fatigantes coursesdans Paris & à Versailles. Les por-tes des Grands s’ouvroient facile-ment devant lui, & ce n’étoit ja-mais de ses intérêts qu’il verioitleur parler. Sa mere ayant été obli-gée de quitter précipitammentUzes,fa patrie, à cause de la religion ,y laissa des possessions dont des
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étrangers s’emparerent. On indi-qua à ion fils les moyens de se lesfaire restituer. Je ne Jattrois , répon-tilf-ll, me refondre à déposséder ceuxqui font accoutumés à en jouir. On 3encore de ce savant : I. \'HistoireNaturelle de la Parole , ou Précisde la Grammaire Universelle , 1776,in-8°. Ce livre est extrait duMonde Primitif, & n’en est pas laplus mauvaise partie. II. Une Lettrefur le Magnétisme Animal , in-4». ,charlatanisme nouveau,ou renou-velé , auquel il avoit la bonté decroire.
COURTE - CUISSE ( Jean de),
Joannes Brevis-Coxa , docteur deSorbonne , député en 1395, parl’université de Paris, à Benoit XIH& à Boniface IX, qui se disputoientla tiare , pour les engager l’un &l’autre à y renoncer, signala sonsavoir & son éloquence. II en futrécompensé par une charge d’au-mônier du roi, & ensuite par l’évê-ché de Paris, en 1420. Le roi d'An-gle terre ctoit pour lors maître decette ville. Ce prélat citoyen aimamieux fe retirer à Geneve, dontil fut éveque en 1422 , que de luiobéir. II mourut quelques annéesaprès , dans un âge assez avancé.Son ouvrage le plus considérableest un Traité de la Foi, de T Eglisedu Souverain Pontife, & du Concile-;publié par Dupin, à la fuite des< Œuvres de Gcrfon.
COURTENAY (Josselin de),comte d Edesse , issu d’une maisonancienne & illustre, dont l’hérr-tiere épousa Pierre , fils de Louis teGros, roi de France, lequel prit lenom de fa femme; fe distingua,pendant les croisades, pat la vertu& par son courage. Ce Prince ,tire demi-mort de dessous les rui-nes d’une forteresse qu’il avoit at-taquée auprès d ! A!ep enSyrie,l J atiÏ131 , languissoit dans son lit enattendant le detaier moment. Cans