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Tome III.
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de Sandras ,naquit à Paris en 1644.Après avoir été capitaine au régi-ment de Champagne, il pEÍTa enHollande , l’an 1683 , pour y dres-ser un bureau de mensonges. Saplume, féconde autant que fri-vole, enfanta une foule depubliés fous le titre d’ Histoires , 8cpar-là même plus dangereux; parceque les fables qu’il débita, paffe-rent à la faveur du peu de véritésqu’il y mêla. De retour en Franceen 1702 , il fut enfermé à laBastille , où on le retint très-étroitement pendant neuf ans en-tiers , St il n’en sortit qu’en1711. Ayant obtenu sa liberté, ilépousa la veuve d’un libraire , Stmourut à Paris, le 6 mai 1712, âgé de68 ans. On a de ce mauvais gaze-tier : I. La Conduite de la France , de-puis la paix de Nimegue , in-1 1,1683 - ouvrage dans lequel Courlisvomit des impostures contre fapatrie. II. Réponse au Livre précédent,in-12., 1684, dans laquelle il sebat contre lui même. III. Les nou-veaux intérêts des Princes , exposésdans un styleaffez léger, mais très-souvent avec peu de vérité. IV.La Vie de Coligni, en 1686 . in-12.II s’y travestit en religionnaire ,quoiqu’il ait toujours professé lareligion Catholique. Ce livre estauffi inexact que mal écrit. V. LesMémoires de Rochefort , in- 12,écrits a vec légèreté & enjouement,St même, contre fa coutume, avecassez de vérité. VI. Histoire de laGuerre de Hollande , depuis Van 1672jusqu’en 1677 ; ouvrage qui l’obli-gea de sortir , pour quelque temps,des états de la république. VII. Tes-tament politique de Coliert , in-1 2 ,mis avec tant d’autres ouvrages dece genre, dans lesquels, au lieu devoir l’esprit des testateurs, on nevoir que les rêves des imposteursqui ont pris ^urs noms. II a l’ef-fronterie de faire dire à Colvert , que

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>< les évêques de France sontteí--„ lement dévoués aux volontés» du roi, que, s’il eût voulu subs-» tituer l’Alcoran à l’Evangile ,,> ils y auroient donné les mains » :calomnie atroce, qui fait assez voirla supposition de cet écrit. VIII.Le grand Alcandre frustré , OU lesderniers efforts de P amour & de la vertu.IX. Les Mémoires de Jean-Baptiflc dela Fontaine ; ceux d ’Artagnan , 3vol. in-12 ; ceux de Mentbrun , in-12 ; ceux de la Marqu'se Dufrefne ,in-12 , que les gens oisifs ont lus ,mais que les gens de goût ont re-jetés; ceux de Bordeaux , 4 vol.in-12 ; ceux àeSaint-Hilaire , ache-vés par l’éditeur, 4 vol. in-12,écrits avec plus d’exactitude queles précédents. X. Les Annales deParis & de la Cour , pour les années1697 & 1698. » On trouve tout a 11„ long ( dit un homme d’esprit ),„ dans ces Mémoires , tcut ce» qu’ont pensé les rois & les mi-» nistres quand ils étoient seuls,» <k cent mille actions publiques ,» dont on n’avoit jamais entendu" parler. Les jeunes barons Alle-» mands , les Palatins, les Polon-» nois, les dames de Stockolm Sc" de Copenhague, lisent ces livres,n & croient y apprendre ce qui» s’est passé de plus secret à la» cour de France ». XI. On luiattribue la Vie du vicomte de Turenne ,in 12 , publiée sous le nom de Du-buijfon , qu’iì qualifia de capitaineau régiment de Verielin. On lui prou-va que dans ce régiment il n’yAvoir jamais eu de capitaine dece nom : il ne laissa pas de publierla seconde^édition avec le mêmetitre. Cette histoire est inexacte& mêlée de contes romanesques.Te! est peut-être le duel que l’é-lecteur Palatin envova au vicomtede Turenne. On trouve rarementdans les livres de Courlis la datedes événements qu’il raconte. U,