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Tome III.
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Icans L’avoìt disgracié : il s'ímagìnaque le connétable de Clijson luiavoit rendu de mauvais offices , 8tïl I’affassina à la tête d’une ving-taine de scélérats, le jour de la Fête-Dieu 14 juin i?9 l - I- e connéta-ble n’étant pas mort de ses blessu-res, poursuivit son assassin, réfugiéchez le duc de Bretagne , qui lui diten te recevant : Vous ave\fait deuxfautes dans la même journée ; la pre-mière d'avoir attaqué le Connétable ,& la seconde de Vavoir manqué. Lesbiens de l’assassin furent confisqués,& donnés au duc d’ Orléans ; sonhôtel changé en un cimetiere, &ses châteaux démolis. Avant cemeurtre, lui & Maifieres avoientobtenu du toi Charles VI, qu’ondonr.croit des confesseurs aux cri-minels quialloient au supplice. Ri-chard II, roi d'Angleterre, deman-da sa grâce quelque temps après,& l’obtint. Craon revint à la cour,s’y montra hardiment; tandis quet'iijson, qui avoit si bien mérité del’état, en étoit banni.

CRAPONE ( Adam de ), gentil-homme Provençal, natif de Salon,fit en 15 5 8 le canal qui porte sonnom , tiré de la Durance jusqu’àArles. II avoit aussi entrepris dejoindre les deux mers en France :projet qui ne fut exécuté que fousLouis XIV, quoique Henri //luieût donné des commissaires pourcommencer ce travail important.De Crapone entendoit parfaitementles fortifications. Le roi Henri II lepréferoit aux étrangers que la rei-ne Catherine de Médicis protégeoitau préjudice des François. Ce prin-ce l’ayant envoyé à Nantes en Bre-tagne , pour démolir une citadellecommencée fur un mauvais terrain,ïl fut empoisonne par les premiersentrepreneurs , âge seulement de40 ans.

CRASOCKI, (Jean) gentilhom-me Polonois , contribua beau-

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coup à procurer au duc à’Anjou tacouronne de Pologne, au milieudu xvi' siécle. Dans le cours de sesvoyages, il s’étoit arrêté quelquesannées en France, où il a vo it fait lesplaisirs de la cour de Charles IX,par la vivacité de son esprit, com-me il en avoit causé la surprise parla petitesse de sa taille & de la dé-licatesse de ses traits. Ce gentilhom-me s’attira les bonnes grâces & lesbienfaits du roi, & de Catherinede Médicis. Enfin, comblé de ri-chesses , & pénétré de gratitude& d’admiration, il retourna dansfa patrie. Le roi Sigifmond-Augujìevivoit encoie : le nain Polonois necpffoit de l’entretenir & de intéres-ser , ainsi que les grands du royau-me , par le récit de ce qui l’avoitfrappé durant son séjour en France.II aimoit sur-toutà s’étendre fur lesvertus & les exploits de Henri , ducà.’Anjou , frere du roi. Son langage,animé par la reconnoissance, fitune vive impression fur les Polo-nois, qui le defirerent pour souve-rain. Crafocki repassa en France,pour y faire connoître les dispo-sitions de la noblesse en faveur deHenri ; & lorsque ce prince futmonté sur le trône, il fut, pen-dant sa courte administration, unde ses sujets les plus fidèles & lesplus zélés.

CRASSET , ( Jean ) natif deDieppe, jésuite, mort en 1692,dans un âge assez avancé , pu-blia, en 1670 , des Méditations pourtous les jours de t année ; YHijloircdu lapon , &c. en 2 vol. in-4 0 , doncle premier renferme des détails cu-rieux , & dont le second n’est pres-que qu’un martyrologe. Ses Livresde piété ont été beaucoup lus. 11dirigea avec succès, & jouit debeaucoup de considération dans s»société.

I- CRASSO, (Jules-Paul) mé-decin de Padoue, ne cultiva pas