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Charles-U-Chauve y fit bâtir. Quel-que précieux que soit ce trésor,nous devons encore plus nous glo.risier des vraies reliques que 5 . Cy-prien a laissées de son esprit à l’E-glise. 11 avoir beaucoup écrit pourla vérité qu'tl scella de son sang.LaSance le regarde comme le pre-mier des auteurs Chrétiens vérita-blement éloquents. S. Jérôme com-pare son style à une source d’eaupure, dont le cours est doux & pai-sible. D’autres l’ont comparé, peut-être avec plus de raison , à un tor-rent qui entraîne tout ce qu’il ren-contre. Son éloquence, à la foismâle, naturelle, & fort éloignéedu style déclamateur, étoit capabled’exciter de grands mouvements. IIraisonne presque toujours avec au-tant de justesse que de force. 11 fautavouer pourtant que son style,quoique généralement assez pur, aquelque chose du génie Africain, &de la dureté des Tertullien , qu’il ap-peloit lui-même son maître. II estvrai qu’il a poli & embelli souventses pensées, & presque toujoursévité ses défauts. Outre 8i Lettres ,il nous reste de lui plusieurs Traités ,dont les principaux font : I. Celuides Témoignages , recueil de passa-ges contre les Juifs. II. Le livreDe l’Unité Je T Eglise , qu’il prou-ve par des raisons fortes 8c solides.III. Le traité De Lapfis , le plus belouvrage de l’antiquité fur la péni-tence. IV. L.’Explication de EOrai-son Dominicale, C’est un excellentcommentaire de cette p rie te, 8c detous les écrits de S. Cyprien , celuique S. Augustin , digne disciple dece grand maître, estimoit davantage& citoit le plus souvent. V.L ’Exhortation au Martyre. VI. LesTraités de la mortalité , des oeuvresde miséricorde , de la patience , deF envie , &c. Le 2 e de ces traités estun des plus forts qui aient été com-posés pour exhorter les riches à
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venir au secours des pauvres... Par-mi les différentes éditions de cePere , on fait cas de celle de Hol-lande en 1700, qui est enrichie dequelques Dissertations de Péarson8c de Dodwel; mais on préféré cellede 1726, in-fol., de l’imprimerieroyale, commencée par Baluqe , 8cachevée par Dom Prudent Morand ,Bénédictin de S. Maur, qui l’a or-née d’une préface 8c d’une Vie duSaint. Toutes ses (Euvres ont ététraduites élégamment en françois 1par Lambert , 1672, in-4 0 . , avecde savantes notes 8c dans un ordrenouveau fur les Mémoires du cé-lébré Ic Maître. Ponce , diacre , DomCcrvaij'e , abbé de la Trappe, 8cle même Lambert , ont écrit saVie.
II ne faut pas confondre avec leS. évêque de Carthage,S. Cyprienle Magicien , décapité fous Diocté-tien l’an 304. Celui-ci étoit d’An-tioche de Syrie, 8c appartenoit àdes parents riches. La recherchéqu’il fit des secrets magiques avantfa conversion, lui fit donner lesurnom de Magicien.
CYPRIS , surnom de Vénus , àqui l’île de Cypre étoit consacrée.Voye ^ VÉNUS.
CYPSELE , fils d ’Aétion , étoitCorinthien. Sa naissance fut, dit-on, prédite par l’oracle de Del-phes. Consulté par son pere, cesoracle répondit : >< Que l'Aigle pro-» duiroit une pierre qui accabletoit» les Corinthiens n. Cypsele s’emparáen effet de la souveraineté versl’an 650 avant J. C. 8c y régna en-viron 30 ans. Périandre , son fils ,qui lui succéda, eut deux enfants :Cypsele , qui devint insensé , 8c Ly-cophron.
CYR ou Cïrique (Saint) filsde Sic Julitte , native d’Icone, futarraché d’entre les bras de fa me répar ordre du juge Alexandre. IIn’avoit alors que 3 ans'. Comme ce