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Tome III.
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tivemer.t en quelle année 11 mou-rut; mais il étoit extrêmementâge , dès l’an 50 avant J. C. II avoittoujours été fort superstitieux. Safemme, qui étoit stérile , le pria dedonner des héritiers au trône, &lui présenta une belle captive. Ellereconnut pour légitimes, les en-fants nés de ce commerce , les aimaComme s’ils eussent cté les liens, &les éleva en princes, faits pour te-nir un jour le sceptre.

_ DEIPHOBE, fils de Priant,épousa Hélène , après la mort deTaris ; mais lorsque Troie fut pri-se , Hélène le livra à Ménélas , pourrentrer en grâce avec son premiermari. Les Grecs le mutilèrentcruellement, & le firent mourir...11 y a eu aussi une Sybille du nomde Deiphobe , fille de Glaucus ,qui rendoit ses oracles à Cumes enItalie.

DE 1 PHON, fils de Trlptoléme &de Méganire, ou, selon d’autres, filsd ' Hippothoon.Cét'cs l’aima tellement,que, pour le rendre immortel, &pour le purifier de toute humanité,elle le faisoit passer par les flam-mes. Méganire , me te de ce prince ,alarmée d’un tel spectacle, trou-bla , par se» cris, les mystères decette déesse, qui remonta aussi tôtfur un char traîné par des dragons,& laissa brûler Dèiphon.

DELAMET ( Adrien - Augustinde Buffi ), d’une famille illustre dePicardie , reçut le bonnet de doc-teur de Sorbonne en 1650 , aprèsavoirfaitéclater , pendant le coursde fa licence , autant de lumièresque de vertus. Le cardinal de Rct{,son parent, l’attira auprès de lui.Dclamet le suivit dans fa prospérité& dans ses disgrâces, en Angleterre,en Hollande, en Italie. Cette vieerrante lui déplut enfin; il revintà Paris ,& se livra , dans la maisonde Sorbonne , lieu de sa retraite,à l’évude ,, à la prière , à l’éduca-

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tion d’un grand nombre de pau-vres écoliers , & à la direction deplusieurs maisons religieuses. Sonardente charité le fit choisir pourexhorter à la mort ceux qui étoientcondamnés au dernier supplice. IImourut, au milieu de ces bonnesoeuvres , le 20 juillet 1691 , à 70ans. On a imprimé après fa mort,en 1714, un volume in-8°, quirenferme ses Résolutions 8c cellesde Fromageau. Les cas de con-science y font traités suivant lamorale , la discipline de l’Eglise ,l’Ecriture-sainte , les Conciles , lesPeres , les Canonictes & les Théo-giens. Ce recueil , dautant plusutile, que l’auteur avoit été as-socié au célébré Ste-Beuve , sonami, dans la résolution des cas deconscience , devoir avoir 5 volu-mes ; mais la difficulté de mettreen ordre les matériaux qui dé-voient composer ce grand ouvrage,en arrêta la publication jusqu’en1732. Ce fut alors qu’on donnace recueil de décisions par ordrealphabétique , en forme de Dic-tionnaire , en 2 volumes in-fol.On le joint ordinairement aux Jvol. de Pontas.

DELAUDUN (Pierre) , fils d’unmauvais poète d’Uzès , né à Aiga-liers, s’oecupa encore plus que sonpere de la poésie françoise. II se fitconnoître dans son temps par unArt Po'étique françois , I ; 3 9, in-16,& par d’autres Pièces de poésie écri-tes dans le style de Ronsard. II mou-rut de la peste an château d’Aiga-liers , en 1620. Outre son Art Poé-tique , on conr.oit de lui la Frart -ciade, 1604, in-12 : poème insi-pide , divisé en neuf livres , dédieà Henri IV, qui méritoit un plusbel hommage. L’auteur étoit juged’Uzès.

DELFAU ( Dom François), néà Monteten Auvergne, l’an 1637»entra dans la congrégation de St-M»ur