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i’espéMtice , Scd’une joie excessiveà dès chagrins immodérés. Les Ab-déritains , étonnés de ce rire con-tinuel , & craignant que leur phi-losophe ne tombât en démence ,écrivirent à Hippocrate , pour luirecommander sa tête. Le médecins’étant rendu auprès du sage, levit occupé à lire , à disséquer, àétudier la nature. II fut seulementUn peu choqué de l’air railleur queprit Dímocrìtc dès la premiere con-versation. II lui en demanda la
raison. Le philosophe lui réponditen lui faisant un tableau piquantdes bizarreries & des disparatesde l’espece humaine. II fit voirque rien n|est plus comique , niplus risible que la vie. <cOn l’em-» ploie , dit-il , i chercher des« biens imaginaires 8c à former» des projets qui demar.deroient» plusieurs vies. Qu’arrive-t-i! ?» c’est qu'elle échappe au moment» même où l’on compte plus fur» fa durée. Ce n’est enfin qu’une’> illusion perpétuelle , qui séduit* d’àutant plus aisément qu’on” Porte en soi - même le principe” de la séduction. Si l’univers se
» dévoiloit tout d’un coup a r» yeux , qu'y verrions nou" des hommes loirs es, legers,« quiets, paffionnés pour des 1" gatelles, courant après des gra" de fable s des inclinations bai
" 8c ridicules , qu’on masque*> nom de vertu ; de petits intétí» des démêlés de famille, des,» gociations pleines Je tromper« dont on se félicité en secret,>« qu’on n’oseroit produire» grand jour ; des liaisonsforrru» par hasard ; des choses que no« faiblesse , notre extrême ign» rance nous font regarder co:" me belles, héroïques, éclatant” qnoiqu’au fond elles ne soit*» dign^ que dc mépris ». Ce d
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cours remplit Hippocratc de sur-prise & d’admiration. II conçuttant de vénération pour son esprit& pour sa vertu , qu’il ne puts’empêcher de dire aux Abdéri-tains , qu’à son avis , ceux quis’estimoíent les plus sains, étoientles plus malades. Hippocrate avoir,dit-on, avec luiunefille,lorsqu’ilrendit visite à Dímúcrite.l.e philoso-phe la salua, comme vierge, la pre-miere fois qu’il la vit ; mais le jourd’après il la traita de femme, parcsqu’on en avoir abusé pendant lanuit. Ce conte eíl fort célébré ; maisil n’en eíl pas plus vrai. « Croyonsplutôt, dit un homme d’esprit, quel'on s’est plu à répandre, fur la viedes philosophes,autant d’aventuresprodigieuses, que fur celle des ba-ladins ». II n’est pas moins fauxqu’il se soit aveuglé, pour mé-diter plus profondément. Dímocrìtcmourut à l’âge de 109 ans, 362avant T. C. II ne reste aucun desouvrages qu’il avoir composés. Ilcroyoit que les atomes 8c le videétoient les principes de touteschoses ; qu’ils rouloient Sc étoientportés dans l’univers , & que deleur rencontre se formoient le feu,l’eau , l’air 8c la terre. II pensoit,suivant Lucien , que l’ame meurtavec le corps. Comme il ne croyoitpoint aux revenants , des jeunesgens se masqueront en spectres hi-deux, 8c vinrent le trouver la nuitdans fa retraite , qui étoit une es-pece de sépulcre hors de la ville.Le philosophe, sans se troubler dela vue de ces prétendus fantômes,leur dit tout en écrivant : Cejj'e{donc de faire les faux.
II. DEMOCRITE CHRÉTXEN(ie)Voyc{ DlPPEL.
DEMON ou Demenetes.A thé-nien, fils de la sœur de Dcmofthìnes %gouverna la république d’Athènes,pendant l’abscnte dé son ontle %