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tique & Eleuthcrc, l’un prêtre & l’au-tre diacre. On a confondu très-mal-à - propos ce saint évêque avec De-nys l’Aréopagite. Hilduin , abbé deSaint-Denys, fut le premier quientreprit de prouver dans le ia'*.fiecle, que l’évêque de Paris étoitle même que l’évêque d’Athènes.Ce fut lui qui avança que le saintmartyr avoir porté sa tête entreses mains. Cette opinion passa deParis à Rome par Hilduin ; des Ro-mains chez les Grecs , par Metho-iius son contemporain ; 8c de laGrece elle repassa en France , parla traduction que fit Anaflafe , de laVis de S , Denys , composée par Ms-thud'tus. Ce sentiment a été long-
temps a u nombre de ceuxqu’il étoitdangereux d’attaqrer; mais à pré-sent il est entièrement réprouvé,même par les légendaires les plus
crédules.
IV. DENYS , (S. ) patriarched’Alexatidrie , successeur d ’Hcra-clas dans ce siège l’an 247 de J. C.,se convertit en lisant les Epîtres de5 - Paul. Son courage, son zele, facharité parurent avec éclat pen-dant les persécutions qui s’éleve-tent contre son église , sous l’em-P’re de Philippe , & fous celui deOies l’an 2.50. Ses vertus ne brillè-rent pas moins durant le schismees Novatiens contre le pape Cor-"'â , & dans les ravages que fai-oit erreur de Sabellius , qui con-sendott les trois personnes de lar.mte. Cette hérésie désoloit laPentapole: Denys laf 0udr0 ya parplusieurs lettres éloquentes. II mou-rut en 264, après avoir gouvernél’église d’Alexandrie durant onzeans. De tous ses ouvrages , nousn avons plus que des Fragments &Une Itttre canonique inférée dans laC ° U fctì°n des Conciles. Son styled s e . v f > >1 est pompeux dans sessflc Cn ? tl0ns ' ^ pathétique danses exhortations. II poffédoitpar-
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faitement le dogme , la discipline& la morale. Aux arguments lesplus forts contre ses adversaires ,il joignoitla modération Sc la dou-ceur.
V. DENYS, (S.) Romain , suc-cesseur de S. Sixte dans le souve-rain pontificat , gouverna régissede Rome, l'édifia Scl'instruisit pen-dant dix ans Sc quelques moi.. IIfut placé fur la chaire de S. Pierrele 22 Juillet 2 î 9 , Sc mourut le 26décembre 269. II tint un synodel’an 2>>I, dans lequel >! anathéma-tisa l’hirésie de Sabellius, Sc Terreuropposée,soutenue de'puisp ir Anus.On trouve dans les Ep jì-Jet Roma-norum Pontiflcum de D. Constant, in-folio , des Lettres de ce pape contreSabellius .
VI. DENYS, (S.) évêque de Mi-lan , défendit , au concile de cetteville en 355 , la foi du coneiie deNicée. IIeut ensuite la faiblesse desouscrire à la cond imn ition de S.Athanafe ; mais ayant réparé C 1 fau-te, l’empereur Confiance l’envoyaen exil en Cappadoce. 11 y mou-rut quelque remps .près,
VII. DENYS, surnommé le Petità cause de fa taille, naquit ea Scy-thie. II passa à Rome , Sc fut abbéd’un monastère. C’est lui qui a in-troduit le premier la maniéré decompter les années depuis la nais-sance de J. C. , Sc qui l’a fixée sui-vant l’époque de l’ere vulgaire,quin’est pourtant pas la véritable.( L’ere vulgaire précede de 4 ansl’ere chrétienne. ) On a de lui unCode de Canons approuvé St reçupar l’église de Rome, suivant le té?moignage de Caffioiore , 8c par l’é-glise de France 8c les autres Lati-nes, suivant celui á’Hincmar.(Juflela donné une édition de ce recueilen 1628. ) Denys l’augmenta d’uneCollection des Décrétâtes des Papes ,qui commence à celles de Sirice ,6c finit á celles A’Anaflafe, On a en-