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£■ des meres envers leurs enfants , & deVinobédience d'iceux ; ensemble de latrop grande familiarité & liberte don-née aux servants & servantes ; avec «/zpetit Discours de la Visitation deDieu envers son peuple Chrétien , p/traffliction de guerre , peste & famine ;l J aris, JeanDailliet, 1571, in-& p .feuill. so, en prose.
DESLANDES , ( André-Fran-çois Boureau ) né à Pondicheri en1690 , commissaire général de lamarine á Rocheíort & à Brest , del’académie royale de Berlin , mou-rut en 1757 à 67 ans à Paris , où ils’étoit retiré après avoir quitté sesemplois. Cet homme , philosopheagréable , citoyen & littérateur,atiroit été plus utile à la France ,s’il avoit pu mettre un frein à fa li-berté de penser. Tous ses ouvragesfont d'tin homme d’esprit; maistous ne font pas d’un chrétien. Ona prétendu très - faussement qu’ils’étoit rétracté , à fa mort, des sen-timents hardis qu’il avoit affichéspendant fa vie; la vérité histori-que force d’avouer qu’il mourutcomme il avoit vécu. Très-peu detemps avant fa mort , il fit cesvers qui font d’un matérialiste Lcd’un Epicurien décidé :
Doux sommeil , dernier terme,
Que lc Sage attend fans effroi ;
Je verrai d’un ail fermeTout p a fer , touCs’ enfuir de moi.
Le P. Mallebranche avoit voulule faire entrer dans fa congréga-tion. “ Mais des considérations de„ famille , dit-il, joint à un voya-„ ge indispensable que je devois„ faire dans les pays étrangers,„ m’empêcherent de prendre ce„ parti. Combien ai-je depuis eu„ lieu de m’en repentir , lorsque,, sur tout livré aux hommes , 8c„ engagé dans un tourbillon d’af-,, faires, j’ai soupiré après la vie„ douce 8c trantruilledeT.oratoire,,!
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Les principaux écrits sortis de faplume font : I. L 'Histoire critique dela philosophie, 4 vol. m-î 1 ; dont les3 premiers parurent à AmsterdamI737, Les recherches qu’il lui fal-lut faire pour cet ouvrage , nedesséchèrent point son imagina-tion. On ne se plaindra pas quefou style soit froid & pesant -, &assurément cen'est pasl’esprit, ou,pour ôter toute équivoque , lebel esprit, qui lui manque. Onpeut, même lui reprocher de l’af-fectation , 8c Voltaire l’appeloitunvieux écolier précieux , un bel - espritprovincial. Les exposés de la doc-trine des divers philosophes nefont pas toujours exacts, soit qu’iln’ait pas compris cette doctrine ,soit qu’il voulût l’ajuster à ses opi-nions particulières. Cependant ilconnoissoit les hommes Sc les li-vres. Ses portraits , quelquefois unpeu chargés, font en général res-semblants ; Lc ses discussions, quoi-que savantes , ne font point en-nuyeuses. II. Estai sur la Marine& le Commerce , in-S° ; ouvrage quimanque un peu de dialectique , dejustesse, Lc même de goût. II n’ya presque point de suite dans sesidées , Lc elles naissent rarementTune de l’autre. III. Recueil de dif-férents Traités de Physique &• tf His-toire naturelle , propres à perfec-tionner ces deux sciences , en 3vol. in-12. On y trouve quelquesmorceaux intéressants. IV. Histoirede Constance , ministre de Siam , 17ss.in-12. Ce ministre n’y est pas peinten beau. V. Voyage d'Angleterre ,1717, in-12. VI. Des Poésies lati-nes , qui ne font pas fans mérite »mais qui n’ont pas celui de la de-cence. II faisoit aussi des versfrançois ; mais ils étoient médio-cres ou mauvais. VII. On a en-core de lui plusieurs ouvragesobscurs , dont quelques - uns ontété flétris; Pygmalion , in-12; sffomiiic y