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Tome III.
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que temps de la plaidoirie ; maisun petit accident la lui fit aban-donner. Comme il étoit à l'au-dience , il se jeta dans les digres-sions,suivant l'usage de son temps,& se mit à discourir longuementsur l'Ethiopie. Un procureur quiétoit derriere lui, se mit à dire :le voilà dans l’Ethiopie , il n’en sor-tira jamais. Ces paroles le troublè-rent , & il ne voulut pas plaiderdavantage. II mourut en 1658, à64 ans. Ses Œuvres ont été impri-mées plusieurs fois. La derniereédition est de Lyon , 1750, en 3vol. in-fol. “ Cet auteur, ( dit M-„ Bretonnier ,) est très-louablepar„ son grand travail ; mais il Test» très-peu par son exactitude. Ses« citations ne font ni fidelles, ni„ justes ; il ne laisse pas pourtant» d’être un bon répertoire,,. Voy.Bauves.

II. DESPEISSES , ( Jacques )Vcyci 1. Faye.

D’ESPENCE, Voyet K Espence.

DESPER 1 ERS , DESPINS , Voy.Pins 6- Péri ers.

I. DESPORTF.S , Voy. Portes.

II. DESPORTES, (François ) néen Champagne en 1661 , manifestases talents pour la peinture durantune maladie. II étoitau lit, ils’en-nuyoit *, on lui donna une estam-pe q u'il s’amufa à destiner, & cetessai indiqua son goût. Le roi l’em-ploya & le récompensa , & l’aca-démie de peinture lui ouvrit sesportes. 11 mourut à Paris en 1743 ,à 82 ans. Son caractère , doux &aimable étoit relt-vé car des ma-niérés nobles & ailées. II excelloità peindre des grotesques, des ani-maux , des fleurs, des fruits, deslégumes , des paysages, des chas-ses, 8c réussissent dans le portrait,8on pinceau , vrai , léger Lc facile,rendoir la nature avec ses charmes.II laissa un sils & un neveu , quisoutinrent sa réputation.

DES

III. DESPORTES, (Jean- 3 ap*tisse - Réné Pouppée ) docteur enmédecine , naquit à Vitré en Bre-tagne le 28 septembre 1704. Sa fa-mille, originaire de la Flèche enAnjou , avoir déjà produit plu-sieurs médecins: Desportes étoit lecinquième de son nom. Son appli-cation constante aux études quiavoient distingué ses ancêtres , luidonna promptement une expérien-ce que tant d’autres n’acquierentqu’ál’aidedu temps. Ses talents lefirent bientôt connoître. II n’avoitque 28 ans lorsqu’il fut choisi, en1732, pour remplir les fonctionsde médecin du roi dans l’île Saint-Domingue ; &en 1738 l’académieroyale des sciences le nomma pourêtre un de ses correspondants. Ar-rivé au Cap-François , il vit qu’iîn’existoit aucune description desmaladies qui désolent cette île. Ason arrivée il commença ses obser-vations fur cette matière , & il lescontinua jusqu’à sa mort, pendantl’espace de 14 ans. Nous avons delui : I. U Histoire des Maladies deSaint-Domingue , à Paris 1771 , 3vol. in-12. II. Un Traité des plantesusuelles de C Amérique , avec unePharmacopée ou Recueil de Formulesde tous les Médicaments simples dapays. II renferme la maniéré donton a cru , suivant les occasions.devoir les associer à ceux d’Euro-pe , & un catalogue de toutes les

plantes que Fauteur a découvertes

à Saint- Domingue,avec leurs nomsFrançois, Caraïbes, Latins, & leursdifférents usages; enfin des mémoi-res ou dissertations fur les princi-

pales plantations & manufacturesdes îles, le sucre , le café, le ca "cao , l’indigo , le coton, Scc. Col-lection précieuse & intéressante,qui honore à la fois Facadémi-^"& le médecin, 8c qui caractérise I evr ii citoyen. Non nohis, sied rel Fj~hlic» natisumus ; ç’çst la devise st u ■