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Tome III.
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EliÈ.) W. Un Traité des trois /esterdes Juifs , dans un recueil intitulé :

Trium Scripíorttm , dt Tribus Judœo-

tu m Sccìis , Syntagma ; Délit 1703 ,2 vol. in-4 0 , & d’autres ouvra-ges. Dríe/ches étoit très-versé dansla connaissance de la langue Hé-braïque. Richard - Simon parle delui comme d’un interprète habile,îl si’étoit point de ces érudits, quiire savent que ce qui est dans lesdictionnaires ou les GrammairesOrdinaires ; mais il avoir consultéles anciens , Sc les meilleurs d’en-îre les auteurs modernes. H ne seleta point dans les questions de con-troverse , comme tant d’autresinterprétés Protestants ; il se bornaà développer le sens littéral. SesOuvrages fur l’Ecriture étoient ra-tes , avant qu’on les réimprimâtuans^le recueil des Critiques sacrés ,publié en Angleterre. 11 mourut à*raneker enrôlé.

11 ■ DRUSIUS , ( lean) stls duprécédent , prodige d’érudition,dans un -- ■

a 6 e OÙ les autres enfants

commencent à lire. A 5 ans.ilavoit

quelque teinture de la langue la-tine. A. sept ans , U exphquoit ePseautier Hébreu fans hésiter- A9, il lisolt l’Hébreu sans points ,& ajoutoìt les points , qu’il falloitfélon les réglés. A 12, il écrivoiten"vers St en prose à la maniéré desHébreux. A 17 , il fit une Harangueï,aúne à latques I , roi d’Anglecer-ïe, laquelle surprit & charma toutesa cour. Ce génie prématuré mou-lut de la pierre , à 2.1 ans,en 1609 ,après avoir commencé de mettred'bébreu en latin VItinéraire àe Ben-jamin de Tudelc , 8c la Chronique dusecond Temple.

I. DRUSUS , ( Manus Livius )étoit fils de ce Drusus , qui fut col-lègue de Caïus Gracchus dans le tri*bunat du peuple. 11 naquit,commeson pere, avec de grandes qualités,«caucoup d'éloquence, d’esprit ScTom. IIJs

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de courage ; mais son ambition ex-cessive les ternit. La faction du sé-nat & celle des chevaliers divi-soient alors la ville. Drusus , na-turellement porté à rendre au sé-nat ses premiers droits , étoit re-tenu par la crainte de s’attirecl’inimitié des chevaliers. II pro-posa de remplacer les sénateursqui manquoient, par autant dechevaliers; & d’accorder en mêmetemps à ces nouveaux magistratsle droit de juger , tel que l’a-voient les sénateurs anciens. II vou-loir concilier les deux partis, 8cil les irrita l’un & l’autte. Le mé-contentement augmenta , lorsqu’ilvoulut faire revi vreja loi des Grae-ques touchant la distribution desterres au peuple , & celle d’accor-der.au peuple Latin les privilègesdes citoyens de Rome. Drususn’ayant pu faire palier la loi dupartage des terres, qui avoir trouvéles plus grandes oppositions, voulutau moins tenir la parole qu’il a voiedonnée aux étrangers. Mais commeil retournoit chez lui, suivi d’unemultitude de Latins qui étoientvenus pour le secourir, il futassassiné à l’entrée de sa maison.II tomba mort en proférant cesparoles très-belles, si elles étoientvraies -. Je n'ai jamais cu d’ autresintérêts que Ceux de la République , &personne ne lui sera plus sincèrementattaché que moi. C’étoit vers l an90 avant J. C. II ne faut pas leconfondre avec JULIUS DïUJSUSPubIicola, citoyen Romain,aussi recommandable par fa sagesseque par sa rare probité. Sa maisonétoit bâtie de façon que ses voisinsVoyoient tout ce qui s’y faisoit.Ûn architecte croyant l’obliger ,lui proposa de lui en construireune autre différemment disposée,pour une somme de 5 talents ou de15,000 livres. Je vous cn dontleraidite . lui dit Drusus , si vous y oulit

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