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» soit-il alors), les puissances de» 1 ame plus entieres, ni les fonc-» lions des organes plus libres. Ma» vue, qui devroitêtre usée par de» continuelles lectures & par de» longs écrits, est de tous mes sens» le moins altère', & n’a besoin» d’aucun secours artificiel. J’en» pourrois dire autant de l’ouïep & des autres organes ». On ade lui plusieurs ouvrages. Les prin-cipaux font : I. Les Mémoires desGaules , 1650, in-f° , qui formentla première partie de son Histoirede France. Ils sont plus estimés quetout le reste : on voit que l’auteuravoit été aux sources. Cependant,ce livre étant mal écrit, est peuconnu & encore moins lu. II.Histoire de France, en 5 , puis en6 vol. in f°. La narration de Du-pleix , quoique aster nette , est peuagréable, non - seulement par lelangage qui a vieilli, mais encorepar les platitudes ampoulées dontil l’a semée. Le cardinal de Riche-lieu y fut fort flatté, parce qu'ilvivoit lorsque l'historien écrivit;& la reine Marguerite , quoiquesa bienfaictrice, y est peinte commeune Mejsaline, parce qu’elle étoitmorte, & que l’auteur n’avoit plusrien à en attendre. II sacrifioittrès-souvent la vérité à de mau-vaises antithèses & à des poin-tes grostieres. La vile adulation ,qui perce dans tous les endroitsoù il parle du cardinal dp Richelieu,déplu t beaucoup à Matthieu de Mor-gues , 8t au maréchal deRasompicr-'re. Ilsleconvainquirentl’un & l’au-tre d’ignorance & de mauvaise foi.Duplcix leur répondit le moins malqu’il put. Après la mort du cardi-nal , il voulut refondre une partiede son Histoire; mais fa vieillessene lui permit pa 1 d’exécuter ce pro-jet. III. Histoi-e Romaine, en 5 vol.in-f°, masse énorme, sans esprit &fans vie, IV. Un Cours de Pkiloso-
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phie, en françois, 3 vol. in-12. V.La Curiosité naturelle rédigée en ques-tions ; Lyon, 1610 , in-8°. Ce lVvie,plein de questions obscènes, & tireen partie des problèmes d Aristote ,d ’Alexandre d'Aphrodijée, 8í des pluscélébrés médecins & naturalistes ,renferme des choses curieuses &quelques-unes de dangereuses. VI.La liberté de la langue Françoise ,contre Vaugelas : c’est Pradon quiveut donner des avis à Racine !Si quelqu’un ( dit Sorel) a repro-ché à Vaugelas qu’étant Savoyard ,
il ne pouvoir nous enseigner lesgrâces de la langue Françoise,que ne devoit-or. pas dire á Du-pleix, qui étoit Gascon? L) ail-leurs , Vaugelas parloir fort net-tement dans la conversation , aulieu que Dttvldx avoit les termes& l’accent de son pays. Au reste,Duplcix a presque toujours tortdans ses remarques; mais il a quel-que raison de se plaindre qu’onavoit aboli une foule de termesénergiques , fans leur en substituerd’équivalents, & que,fous prétextede polir la langue, on Fa voit quel-quefois appauvrie... Voye^, fur cethistorien, la Bibliothèque des Histo-riens de France , par le Pere/e Long ,de la derniere édition.
II. DUPLEIX , ( Joseph ) célé-bré négociant François , le rival dela Bourdonr.aye daná l’Inde , auffiactif que lui & plus méditatif, tukenvoyé dans ces contrées lointai-nes en 1730, pour y diriger lacolonie de Chander-NagGr qui dé-périssait faute de fonds. Dupl“*luircdonnala vie. II étenditlecom-merce de cette colonie dans toutesles provinces du Mogol , & i u *Tqu’au Tibet. 11 expédia des vais-seaux pour la Mer-Rouge , p° urle golfe Perfique, pour Goa, p ol Vles Maldives & pour Manille,bâtit une ville & forma un vasteétablisseasect. Son zèle & Ion J®