z8r DUR.
Merlin a donné une édition de sesŒuvres.
V. DURAND-Bedacier , (Ca-therine , femme de M r ) vivoit aucommencement de ce siecle. Elleavoir de l’efprit, & le génie roma-nesque. Nous avonsd’elle plusieursouvrages dans ce dernier genre ,qui n’est pas le meilleur de la lit-térature. Les principaux font : I. L»Comteffe de Mortagne , Paris 1699 ,1vol. in-8°. Les événements en fontsinguliers, quoique naturels ; lescaractères font bien marqués &bien soutenus : mais le style estdiffus 8c trop familier. II. Les Mé-moires de la cour de Charles VIII,líl. Le Comte de Cardonne , ou laConfiance viâorìeufe , in-12, Paris1702. IV. Les Belles Grecques , ouHistoire des plus fameuses Courtisanesde la Grece , in-12 , Paris 1712.Toutes ces productions font foi-bles , 8c aucune n’esl placée au pre-mier rang , ni même au second.Nous avons encore de cette dame,bel-esprit, des Comédies e n prose,qui ne valent pas mieux que sesRomans ; St des Vers françois , in-férieurs aux unes Sc aux autres.
DURANT , ( Gilles ) sieur de laBergerie, avocat au parlement deParis, se distingua par son esprit& par son érudition. II sut, à cequ’on croit, un des 9 avocats com-mis par la cpur pour travailler à laréformation de la coutume de Pa-ris. Le temps que lui laistoit la ju-risprudence, il le donnoit à la poé-sie. II faisoit des vers plaisants aumilieu des horreurs de la Ligue.Les gens de goût, qui font un peuversés dans la littérature Gauloise,Connoistent se S vers a fa Commère,fur le trépas de l'ÂSWE Ligueur , quimourut de mort violente durant lesiège de Paris, en 1590. Cette la-mentation a touteia naïveté & toutl’enjouement qui peuvent être dansune piece de ce genre. Cet ouvrage
DUR
ingénieux se trouve dans le pre-mier volume de la Satyre Ménippée,de sédition de 1717, in-8°. On ade ce poète aimable d’autres pro-ductions, qui ne manquent ni desel, ni de facilité ; maïs quelques-unes sont d’une licence , qui en ainterdit la lecture aux personnessages.... II y eut un Durant rom-pu vif le 16 juillet 1Ó18 ,avec deuxfrétés Florentins de la maison desPatrices , pour un libelle qu’ilavoitfait contre le roi; mais on a desraisons de penser que ce n’étoitpas notre poète, quoique quelquessavants Paient prétendu. Ses ou-vrages ont été imprimés en 1)94»Ses Imitations tirées du Latin de JeanBonnefons , &c. 1717 , in-12, fontrecherchées des curieux. Voy. auffiPoGGE , n° vi de ses ouvrages.
DURANT! , V. Bonrecueii-
DURANT!, ( Jean-Etienne ) ss sd’un conseiller au parlement deToulouse , fut capitoul enensuite avocat-général, enfin nom*mé premier président au parlemen 1par Henri ILI , Pan t 581. C’étoirdans le temps des fureurs de laLigue. Duranti y étoit fort oppose »mais il ne put arrêter les factieux ,ni par les menaces, ni par les ca-resses. Après avoir échappé p' u "sieurs fois à la mort, en voulantcalmer la sédition du peuple mutine»un des rebelles le tua d’un coup demousquet le iofévrier 15S9. P® 0 'dant que Duranti levoit les mainaau ciel, priant Dieu pour ses astasins, le peuple se jeta surluicost^me sur une bête féroce , le P er ^de mille coups , & le traîna pa rpieds à la place de l’échafaud. Co ^me il n’y avoir point de poredressée, on le mit fur ses pieds atché au pilori, & on cloua de r ri ,lui le portrait du roi H‘ nTL u e -,Les uns lui arrachoient la bales autres, le suspendant P ar , ;ínez , fui disoient : Le Roi 11