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Tome III.
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. » car si îe chambellan Hugol'm vc-» noit, il vous feroit tout rendre,„ & vous seriez fouetté rigoureuse-» ment dans les places publiques».Edouard fut canonisé par le papeAlexandre III \ car, quoiqu’il n'eûtpas les qualitcs d’un roi, il eutles vertus d’un particulier. Voye[Emma.

IV. EDOUARD I er , roi d’An-gleterre, naquit à Winchester eni :a, d u roi Henri III Sc à'EUonorede Provence. 11 se croisa avec lerci S. Louis contre les Infidèles.II partageoit les travaux ingratsde cette expédition malheureuse,lorsque la mort du roi , son pere,le rappela en Europe l’an 1272.Au retour de l’Asie , il débarquaen Sicile & vint en France , où ilEt hommage au roi Philippe III,des terres que les Anglots possé-doient dans la Guienne. L’Angle-terre changea de face fous ce prince.11 fut contenir l'humeur remuantedesAnglois, & animer leur indus-trie. II fit fleurir leur commerce,autant qu’on lc pouvoit alors. IIs’empara du pays de Galles furléolin , après l’avoir tué les armesà la main en 1283. 11 fit un traitél’an 1286 avec le roi Philippe IV,dit le Bel, successeur de PhilippeIII, par lequel il régla les diffé-rents qu’ils avoient pour la Sain-tonge , le Limousin, le Querci &le Perigord. L’nnnée suivante, ilsc rendit à Amiens, cú il fit aumême prince hommage de toutesles terres quhl possédoit cn Fran-ce. La mort d 'Alexandre III, roid'Ecosse, arrivée en 11S6, ayantlaissé la couronne en proie à l’am-bition de 12compétiteurs, Edouardeut la gloire d’être choisi pour ar-bitre entre les prétendants. 11 exi-gea d’abord l’hommage de cette cou-ronne ; ensuite, il nomma pour roiJean Baillol, quhl fit son vassal.Une querelle peu considérable en-

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tre deux mariniers, l’un François il’autre Anglois, alluma la guerre,en 1293, entre les deux nations.Edouard entra cn France avec deuxarmées , l’une destinée au siège dela Rochelle , & l’autre contre laNormandie. Cette guerre fut ter-minée par une double alliance en1298 , entre Edouard Sc Margue-rite de France, & entre son filsEdouard & Isabelle, l’une sœur& l’autre fille de Philippe le Bel •Le souverain Anglois tourna en-suite ses armes contre l’Ecosse,qui avoit profité de son absencepour se rendre libre. ( Voys!WaliaceI. Berwick fut la premiè-re place qu’il assiégea. II la prit pafruse. II feignit de lever le liège, &fit répandre par sc5 émissaires qu’ils’y étoít détermine par la craintedes secours qu’, tter.doient les assu*gés. Quand il se sut assez éloignepour n être pas apperçu , il arborale drapeau d’Ecosse , Sc s’avanç*vers la place. La garnison, sédu'ASparce stratagème, s empressa d’allcrau-devant de ceux qu’elle croyaitses libérateurs. Elle étoit à pe’flSsortie , qu’elle fut coupée par l eSAnglois,qui entrerent précipitam-ment dans la ville. Ce succès eItamena d’autres. Le roi d'Ecosse s utfait prisonnier en 13oz,confincdansla tour de Londres, & forcé à re-noncer en faveur du vainqueur 3tídroit qu’il avoit fur la couronr- e -Ce fut alots que commença ce ft ®antipathie entre les Anglois &Eccssois, qui dure encore aujoi' r ^d’hui. Ceux ci armèrent de

veau en 1306, ayant à leur tete

héros. Rolert de Brus, fils du compétiteurde Jean Baillai, chafla ^Anglois, reçut la couronne emain des peuples d'Ecosse 3 i !a coserva. Edouard furieux se pi-op 31 ^à entrer lui-même dans ce roy^ ^me poury mettre tout à seu^ .£ Csang, lorsou’U mourut à -- r