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Tome III.
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comtesse ayant rougi, le roi dit:Honni soit qui mai y pense , pourmontrer qu’il n’avoît point eu demauvais dessein ; & jura que telqui s’étoit moqué de cette jarretiè-re , s'estimeroit heureux d’en por-ter une semblable. On peut rejeterce fait, aussi bien que l’admettre :quoique fort répandu dans les his-toriens modernes, il n’est attellepar aucun auteur contemporain.Iles savants, qui croient être mieuxinstruits, pensent que Tordre de laJarretière prit son origine à la ba-taille de Créci ; on avoit donnépour mot Garter , qui signifie Jar-retière en anglois. D’autres préten-dent , qu’à cette même batailleEdouard avoit fait attacher fa jar-retière au bout d’une lance , pourservir de guide dans le combat.Voy. aussi Richard I.

VII. EDOUARD IV , fils de Ri-chard duc d’Yorck , enleva en1461 la couronne d’Angleterre àHenri IV. 11 prétendoit qu’elle luictoit due , parce que les filles enAngleterre ont droit de succéderau trône, & qu’il descendoit deLionel de Clarcncc , a e fils d’EdouardIII , par fa mere Anne de M,mi-mer , femme de Richard ; au lieuque Henri descendoit du 3 e fils deEdouard III , qui étoit Jean deZancafire , son bisaïeul paternel.Deux victoires remportées furHenri, firent plus pour Edouard quetous ses droits. II se fit couronnerà Westminster , le 20 juin de lamême année 1461. Ce fut la pre-mière étincelle des guerres civilesentre les maisons d'Eorck & deLancafire , dont la premiere portoitla rose blanche, 8c la derniere larouge. Ces deux partis firent detoute l’Angleterre un théâtre decarnage & de cruautés ; les écha-fauds étoient dressés fur les champsde bataille, & chaque victoire four-nissoit aux bourreaux quelques

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victimes à immoler à la vengeantce. Cependant Edouard IV s’asser-mit fur le trône par les foins ducélébré comte de Warwick ; maisdès qu’il fut tranquille, il fut in-grat. II écqrta ce général de sesconseils, Sc s'en fit un ennemi ir-réconciliable. Dans le temps queWarwick négocioit en prance lemariage de ce prince avec Bonnede Savoie , soeur de la femme deLouis XI, Edouard voit ElisabethWoodwill, fille du baron de Rivets,en devient amoureux, & ne peutjamais obtenir que ces paroles ac-cablantes : le n'ai pas ajfc{ de nais-sance pour espérer d'être reine , 6°f ai trop d’honneur pour m’aíaijser aêtre maîtrejfe. ( Voy. ELISABETH,

n°. VII. ) Ne pouvant se guérir desa passion, il couronne sa maîtres-se, sans en faire part à Warwick.Le ministre outragé cherche à sevenger. 11 arme T Angleterre ; Rséduit le duc de Clarence , frétédu roi-, enfin il lui ôta le trônesur lequel il l’avoit fait monter.Edouard , sait prisonnier en 1470»se sauva de prison ; 8c Tannée d’a-près , 1741, secondé par le duc deBourgogne , il gagna deux batail-les. Le comte de Warwick fut tuédans la premiere ; Edouard , fils dece Henri , qui lui auputoit encorele trône , ayant été pris dans la 2%perdit la vie ; ensuite Henri lui"même fut égorgé en prison. Esfaction d’Edouard lui ouvrit lesportes de Londres. Ce prince, fi-bre de toute inquiétude, fe listaentièrement aux plaisirs -, 8c f csplaisirs ne furent que légèrementinterrompus par la guerre contrele roi Louis XI, qui le renvoysen Angleterre à force d’argent,après avoir signé une treve de 9ans. Ses dernieres années furentmarquées par la mort de (on fret®Georgesáàt de Clarence , fur lequelil avoit conçu des soupçons. R 1 U1