E G N
Sabine de Bavière , étoit venue aBruxelles pour consoler la c«m-tcfse A' Aremberg sur la mort de sonmari. Ce fut dans le temps qu’elles’acquïttoitde ce devoir de charité,qu’on vint lui annoncer l’acca-Sstante nouvelle de la condam-nation du comte son époux. Lecomte d'Egmont avoir écrit à Phi-lippe II, pour lui protester « qu’il» n’avoit jamais rien entrepris» contre la religion Catholique ,” ni contre les devoirs d’un bon
!' sujet » ; mais cette justificationparut insuffisante. On vouloir d’ail-leurs faire un exemple : & PhilippeII dit, à l’occasion de la mort descomtes d'Egmont & de Hom , qu’ilf aisoit tomber ces têtes, parce que destètes de Saumons r a latent mieux quecelles deplupeu s millier s de Grenouil-les. La postérité du comte d'Egmonta été éteinte dans la personne deProcope - François , comte d Eg-MONT , général de la cavalerie &des dragons du roi d’Espagne , &brigadier des armées du roi de Fran-ce, mort fans enfants à FragaenAragon, en 1707, âgé de 38 ans...Maximilien d’EGMONT, comte deSuren , général des armées de Char-les- Quint , de la même famille queles précédents, mais d’unebranchedifférente, montra fa valeur & sonhabileté dans les guerres contreFrançois I. Mais il afíìégea vaine-ment Tetouane, & mourut d’uneesquinancie à Bruxelles en 1548.Le président de Thon dit qu’il étoitgrand dans la guerre & dans la paix,& loue fa fidélité & fa magnificen-ce. Son médecin, André Vesale , luia yant, dit-on, prédit l’heure de fail fit un festin à ses amis,à leur distribua dff riches présents,ptès le repas , il se remit au lit,,mourut, à ce qu’on prétend ,au temps que Vesaler ‘ v “ lt annoncé.
‘-cjìiA.CE, (Jean-Baptiste) dif-
E G N 411
ciple è'Àr.ge Politien, maître deLéon X, fut élevé avec ce pon-tife , sous les yeux de cet habilehomme. S’il y cut depuis une gran-de différence dans la fortune deces deux disciples, il n’y en eutpoint dans leur goût pour les bel-les-lettres. Egnace les professa àVenise sa patrie, avec le plus grandéclat. La vieil 'elfe l'ayant mis horsd’état de continuer, la républiquelui accorda les mêmes apointementsqu’il avoiteuslorfqu’ilensiûgnoit,& affranchit ses biens de toutessortes d’impositions. Egnace mou-rut au milieu de ses livres, ses seulsplaisirs, le 4 juillet 15*3 , à So ans.Ses écrits font au - dessous de laréputation qu’il s’étoit acquise parune heureuse facilité de parler, 8kpar une mémoire toujours fidelle.II étoit extrêmement sensible auxéloges 8c aux critiques. Robortelayant censuré ses ouvrages, il ré-pondit ( dit-on ) par un coup debayonnette dans le ventre, quipensa emporter le critique... Les^principaux ouvrages d 'Egnace font:I. Un Abrégé de la vie des Enipe ■reurs, depuis César jusqu’à Maximi-lien , en latin, 1 j88,in-8 0 . Cet ou-vrage , un des meilleurs que nousayons fur l’Hístoire Romaine, aété traduit pitoyablement par letrop fécond abbé de Morelles , dansson Addition à P Histoire Romaine ,1664, 2 vol. in-12. II. Traité dePorigine des Turcs , publié à la prierede Léon X. III. Un Panégyrique la-tin , de François /, en vers héroïques »(Venise, 1540), qui déplut àCharles- Quint , rival de ce prince.L'empercurs’enplaignit à Paul 111 ,alors ennemi de la France. Ce pon-tife fit agir si fortement contre Icpanégyriste , qu’il pensa être acca-blé. ÍV. De savantes Remarquesfur Ovide. Y. Des Azotes fur les Epî-tres familières de Cicéron, ôc furSuétone,