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17 livres, Londres 1744 , 2 vol.in-4". L’auteur mêle à quelques observations curieuses & vraies, p'u-sieurs autres triviales ou fausses. 11est auffi menteur que Pline ; maisPline avoir une imagination quiembelliffoit les fables, & qui les luifait pardonner. Ces deux ouvragesfont certainement A'Elien : on voitle même génie dans l'un & dansl’autre, &la même variété delectu-re. On lui a fauíìément attribué unTraité fur la Tactique des Grecs, Ams-terdam 1750, in S°: ouvrage quiest d’un autre Elicn , bien différentde Claude Elien , & plus ancien quelui. Celui-ci joignoit à tous lesagréments de l’érudition , tous lesavantages que procure la philoso-phie aux âmes douces & tranquil-les. II fuyoit la cour, comme leséjour de 1a corruption & l’écueilde la sagesse. II publia un Livrecontre Héliogabale , dans lequel ilse déchaînoit vivement contre latyrannie de ce prince , sans lenommer. Elien floriffoit vers l an222 de J. C. II étoit, selon Suidas ,grand-prêtre d’une Divinité dontnous ignorons le nom. Ses mœursrépondoient à la gravité de sonministère. Après une vie laborieuse& pure , il mourut âgé d’environ60 ans, faus avoir été marié. Ona publié à Paris , en 1772 . in-8°,une bonne Traduction Françoise deses Histoires diverses , avec des notesutiles , nar M. Dacier.
I. ELIEZER , originaire de laville de Damas > étoit serviteurA'Abraham. Ce patriarche le prittellement en affection , qu’il luidonna l’intendance de toute samaison; il le destinoit même à êtreson héritier, avant la naissanceA'Isaac. Ce fut lui ou’Abrahamenvoya en Mésopotamie, chercherune femme pour son fils.
II. ELIEZER , rabbin, que lesJuifs croient être ancien, & font
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remonter jusqu’au temps de ï. C. jmais qui , selon le Pere Marin,n’est que du vu', ou du VIII e .siécle. On a de lui un livre intitulé,les Chapitres ou Histoire sacrée > queVorflius a traduit en latin, avecdes notes, 1644 , in-4°. II estfameux parmi les Hébraïsants.
III. ELIEZER, fils de Bar fa,aga des Janissaires , se battit enduel contre Bite^ès , Hongrois ,dans le temps qu ’Amurat , empe-reur des Turcs , marcha contreJean Huniade en 1448. Ils sortirenttous deux du combat, lans se faireaucun mal , & chacun se retiravers les siens. Elieqer voulant faireconnoítre à l’empereur ce qui l’a-voit excité à combattre si vaillam-ment, lui apporta l’exemple d’unlievre contre lequel il avoir au-trefois tiré jusqu’à 40 fléchés fansl’épouvanter, & qui ne s’étoit en-fui qu’au dernier coup. II ajoutaque , de-là, il avoir conclu qu’ily avoir une destinée qui présidoità la vie ; & que, fortifié par cettepensée, il n’avoit point fait diffi-culté de s’exposer au combat con-tre un ennemi qui le surpassoit enâge & en force.
ELIMAS. Voyc\ Elymas.
ELINAND ou Helinand, moi'ne Cistercien de l’abbaye de Froid'mont , fous le régné de PhilipP e ‘Auguste, est auteur d’une plate C hro-nique , en 48 livres. II n’est P asvrai qu’il ne nous en reste q uequatre : cette Chronique est cn en-tier à l’abbnye de Froidmont. Ain 1»Fauteur du Dictionnaire Critique, en6 vol., s’est trompé. II auro-tdire qu’on n’en a imprimé q ue * ’qui renferment les évenemen^principaux, depuis Fanqu’en 1209. Outre cette maul acompilation, on a de lui de mavais Vers français , & de plusvais Sermons.