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Tome III.
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Fauteur comme coupable'de hautetrahison. EUe demanda son senti-ment à Bacon , qui lui réponditqu’il n’y avoir point de haute tra-hison dans le livre, mais qu’on.pouvoir convaincre Fauteur de«rime capital : — Eh ! quel ? dit-«11e. — C’ejl , ajouta-t-il, que ['au-teur a inséré dans son texte plusieurspensées de Tacite , qu’il s'efl appro-priées... Elisabeth s’imaginant en-suite que Hayvrard avoir prêté sonnom à un autre, proposa de luifaire donner la question pour dé-couvrir ce prétendu secret. Non,Madame , répartit sagement Bacon ;

« n'ejl pas la personne , mais leftyle , qu’il faut mettre à la torture.Eaisse\ au Docteur , de l’encre , dtipa-pier 6* des liures ; ordonnes - lui decontinuer Vouvrage , 6- je-tâcherai , encomparant le slyle , de juger s’il^efiVauteur ou s’il ne l’ejl pas. Sans 1 in-génieuse adreffe de Bacon , unhomme de lettres innocent auroitsubi la torture , pour avoir donnéà EJfex , qui tut pendant quelquetemps le Mécène d'Angleterre , untémoignage public de son respectou de sareconnoiffance ...Eli\abethavoit une grande connoiffance dela géographie & de l’histoire. Elleparloit ou du moins entendoit ;à 6 langues différentes. Elle tra-duisit divers Traités du Grec, duLatin & du François. Sa Versiond’Horace fut long-temps estimée enAngleterre. La qualité d'auteur«toit une des plus flatteuses pourfa vanité , ainsi que celle de bellefemme. On la flattoit très-impar-fsitement, même à F âge de 68 ans,h l’on parloit de ses talents fansGanter fa beauté... Sa Vie par Leti,traduite en françois, 2 vol. in-iz,mériteroit guere d’ètre citée,1 y en avoit une meilleure. Yoy,A * GtI «• La.mbb.un.hérí' Eli zabeth FARNESE,mere de Parme , de Plaisance

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& de la Toscane, née en 1692,épousa Philippe V en 1714, après

îa mort de Marie-Louìse-Gabrtellc deSavoie. Ce fut l’abbé Albetoni quiinspira ce mariage à la prince®!des Urfins , favorite du monarqueEspagnol. II lui fit envisager iajeune princesse comme étant d’un 'caractère souple , d’un esprit sim-ple , sans ambition & fans talents.Eli\abcth étoit précisément le con-traire de ce qu’elle avoit été dé-peinte : elle avoit le génie élevé ,

& l’esprit fin. La négociatrice, sa-chant qu’elle avoit été abusée parV abhéAlberoni, voulut faire échouerce projet; maisiln’étoitplustemps:Elisabeth étoit en chemin. Le roi ,avec toute fa cour , alla au-devantd’elle à Guadalaxara. La princessedes Urfins s’avança pour la rece-voir jusqu’à Zadraque; mais à pei-ne fut elle arrivée, qu’ayant osécensurer quelques unes des actionsd 'Elisabeth Farnese: «— Qii on medelivre,de cette folle , dit la jeunereine, 6* qu’on la conduise hors duroyaume. Ce qui fut fait fur lechamp , d’accord fans doute avecle roi. Elisabeth partagea la gloiredu régné de Philippe V. Elle culti-va les sciences, & les protégea. Lemaréchal de Noailles en fait ce por-trait dans une lettre à Louis XV.Elle me paroît avoir de Fes-prit, de la vivacité ; entend fi-nement , répond juste : elle aune politesse noble. Je n’ai pasencore aster traité avec elle pouravoir pu approfondir son carac-tère ; mais, en général, je crois» qu’on peut avoir excédé dans» les portraits que l’on en a faits.» Elle est femme; elle a de l’am-» bition ; elle craint d’ê-re trom-» pée; elle l’a été: ce qui lui donne» de la défiance , qu’elle pouffe» peut-être un peu trop loin ».Lorsque Phjlippe V donna la toi-son d’or au comte de Noailles, si{$