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Tome III.
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moins d'efprit & moins d'imagina-tion, mats avec plus de naturel,tes principaux fruits de fa musefont : 1 . Des Traductions en vers la-tins de Théocrite, à Bâle 1531 ,ìn-8°, & de VIliade dlHomère , Râlex; 40, in-S fì . II. Des Elégies, dignesêes siécles de la plus belle Latinité.III. Des Sylves , m- 4 0 . IV. Des à-col'tques estimées, Halae, 1^39, m-8 °. V. HesSI & Amicvrum Episiulet ,Ses Poêl es ont été publiéesf' us le titre de Puemauun farraginesduœ, à Hall , en 1539 , in-8°, & àFrancfort, 1564, dans le mêmeformat, Cameraríus a écrit fa Vie ,imprimée à Leipíìck en 169 6, in-8 °.

EOLE, fils d 'Hippotas, descendantde Deucalton , vivoit du temps de laguerre de Troie, & regnoit danslesilesEolienr.es, situées au nordde la Sicile,les mêmes que cellescu Vulcain tenoit ses forges. C’étoittin prince assez habile , pour sontemps , dans l’art de la navigation.D s’étoít appliqué à connoître lesvents,St à juger par l’infpectionduciel quel vent devoit souffler. L’i-magmation des poètes fit valoir cetalent, qu’on trouve aujourd’huidans presque tous nos matelots,&établit Evle dieu des vents & destempêtes. Voy. Deiciée.

E'N del’Etoile , gentilhom-me Breton, homme fans lettres,mais d’une extravagance & d’uneopiniâtreté telle qu’on en voit rare-ment. Ce fou fe difoit le Fils deDieu , & U juge des vivants & desmorts, fur l'alluliongroffiere de sonnom avec le mot Eum dans cetteconclusion des exorcifmes,Per Eumfui judicaturus eft vivos & mortuos.On ne doit pas s’étonner qu’un in-sensé ait pu trouver une telle absur-dité dans son imagination. On nedoit pas l’être non p!us,qu’il ait faitun grand nombre de fect iteurs ; &■eue ces sectateurs, plus dignes des

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petites maisons que dubû cher,aientété, dans un siecle barbare,condam-nés au feu, & aient mieux aimé felaisser brûler, que de renoncer àleur délire. Quoi qu il en soit, Eoadonna des rángs à ses disciples ; lesuns étoit. t des Anges ; les autresétoient des Apv s ; celui-ci s’ap-peloit le jugement, celui-là la j a ges-se , un autre la domination ou luscience. Plusieurs seigneurs envoye-rent du monde pour arrêter Eon del’Ecoíle ; mais il les traitoit bien ,leur donnoit de l’argent, & per-sonne ne vouloir l’arrêter. On pu-blia qu’il enchar.toit le monde,que c’étoit un magicien , qu’on nepouvoir fe saisir de fa personne:cette imposture fut crue générale-ment ; cependant 1 archevêque deRheims le fit arrêter , & l’on crutalors que les démons l’avoientabandonné. Ayant été conduit auconcile de Reims, assemblé par lepape Eugène III en 1148. Le pon-tife demanda à l’ecervelé : Qui íS ~tu ? II lui répondit : Celui qui doitvenir juger les vivants ù les morts.

Comme il fe fervoit , pour s’ap'puyer, d’un bâton fait en forff> ede fourche , le pape lui demand®ce que vouloir dire ce bâton •C'efi ici un grand mystère, répondsle fanatique. Tant que ce bâton estdans la situation où vous le voy e \ rles deux pointes tournées vers le clC ' L ’Dieu ejì en possession des deux û irsdu monde, & me laisse maître de l 011tre tiers. Mais si je tourne lespointes vers la terre , alors f entrepossession des deux tiers du rlì 07 s .

& je n*en laisse qu un tiers a ^Ce maître de l’univers fut en ^jjmé dans une étroite prison , 0mourut misérablement f nutemps après. Ses disciple* f u ^.,traités plus sévèrement qoe squoique moins coupables,donna le choix de l’ab,ura»?*'ou du feu ; ils préférèrent c