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vainqueur. La guerre s’étant allu-mée entre les Éléens & ceux deMantinée, les Thébains volèrentau secours des premiers : il y eutune bataille dans les plaines deMantinée, à la vue même de cetteville. Le général Thébain y dé-ploya tout son génie & son cou-rage ; mais s’étant jeté dans lamêlée pour faire déclarer la vic-toire en fa faveur, il reçut uncoup mortel dans la poitrine, l’an363 avant J. C., à l’âge d’envi-ron 48 ans. Etant prêt de mourir,il demanda qui étoit vainqueur ;Les Thébains , lui répondit-on. —J’ai donc affe\ vécu, répliqua-t-il,puisque jc laisse ma patrie triom-phante. Ses amis regrettant qu’il nelaissit point d’enfants : Vous voustrompe 3, leur répondit il; je laissedans les victoires de Leuctres & deMantinée , deux filles qui me serontvivre éternellement. A la nouvelle defa mort, l’armée, dit Xénophon , secrut vaincue. Thèbes tomba avecle grand homme qui la soutenoit deson bras 8c de fa tête, mais qui n’a-voitpul’établir sur des fondementssolides. Epaminondas jugea « quetant qu’une république, ( on peutajouter , & une monarchie) « con-tente d’avoir la supériorité ou surterre ou sur mer, ne réuniroit pasles deux empires, elle ne jouiroitque d’une fortune chancelante».II voulut donc engager lesThébainsà se faire une marine puissante ;mais ce peuple, long-temps esclave,étoit plongé dans la mollesse 8 cl’indolence , fuite de l’esclavage.I! fallut que ce grand homme créâtdans fa patrie la science & l’amourde la guerre, & qu’il commençâtpar vaincre les vices de ses compa-triotes , avant de combattre leursennemis. Sévere à lui-même, éga-lement insensible au plaisir & à ladouleur, étranger en quelque sorteaux pallions, aussi indifférent pour
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les richesses que pour la refloíss’mée , grand capitaine , homme dabien, il auroit pu changer fa nationpar son seul exemple. II donnadans plus d’une occasion des leçonsde vertu , dont elle auroit dûprofiter. Ayant été invité un jourpar un de ses amis à un grand repasoù un luxe délicat avoir tout or-donné , il se fit apporter des metsordinaires. Son ami parut étonne& Içii marqua fa surprise. « Je ns» veux pas ( lui dit Epaminondas)» oublier comment on vit cheZ» moi». La ville de Thebes cé-Iébroit une fête publique , où cha-que citoyen paroiffoit revêtu deShabits les plus somptueux : Epa-minondas vêtu auífi simplementqu’à son ordinaire, se promenaitdans la place publique. Un de f eSamis lui reproche de se refuser à I*joie commune : « Mais fi je fais» comme les autres, ( lui répondit» Epaminondas ), qui restera pont» veiller á la sûreté de la ville*
» lorsque vous serez tous enseveli*» dans le vin 8c la débauche » ?Lorsqu’il fut à la tête du gouvef'nement de sa patrie, Artaxerces lu*envoya de riches présents p° u *obtenir l’alliance des Thébains »mais Epaminondas ne vou’ut P a *même permettre que l’ambassade^du roi de Perse les lui présenta**Si votre maître ne veut que des C"°Javantageuses à ma patrie , ilefi LTIUqu’il me Sollicite ; mais fi ses int£rl „tions Jont contraires à mes dcv 0l,s *il n’efi pas affet riche pour achetmon suffrage... Un de sesayant reçu une somme confinepour la rançon d’un prison* 1 »il lui fit rendre son bouclier.richesses, lui dit-il,trop , pour que tupuijjes t <•■*/ J r a -, 0 jspérils de la guerre , cotn me, * u ^ aV0 .£lorsque tu ètois pauvre..- r ; 0 -
d’ Epaminondas égaloit son P ^tisrne ; mais il le cachoit,