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Tome III.
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ÏÎÏCHÀ.RME, poète St philo-sophe Pythagoricien,natif de Sicile,introduisit la comédie á Syracuse,fous le régné á’Micron 1. 11 sit repré-senter, en cette ville, un grand nom-bre d e'Pinces, que P tau te imita dansli fuite. II avoir composé plusieursTraites de Philosophie &rfí Médecine,dont Platon fut profiter. Arifiote &Pline lui attribuèrent l’inventiondes lettres grecques Q £-X. 11 vivoitvers l’an 440 avant J. C,, & mou-lut âgé de 90 ans. II disoitque/eí'Mieux nous vendent tous les biens pourAu travail. Comme il aífuroit quetoutes choses font en un perpétuelflux & reflux , & qu elles ne fontplus aujourd’hui ce qu’elies étoienthier : Sur ce pied-là, lui dit quel-qu’un , celui qui a emprunté de Pur-gent , ne le doit pas le lendemain,farce qu'étant devenu un autre, il n’estf lus l'emprunteur.

EPICIER. Voyt\ Lúpicier.EP1CTÈTE, philosophe Stoï-cien, d'Hiérapolis en Phrygie, futesclave á’Epaphrodite, affranchi defie r on , que Domitien fit mourir. Lephilosophe parut libre dans fa ser-vitude, & son maître esclave, oudu moins digne de l’être. Epiílète ,avec un corps petit &t contrefait,^voit une ame grande & forte. Unjou- Epaphrodite lui ayant donné ungrand coup fur la jambe, EpiUèeel’avertit froidement de ne la pasrompre. Le barbare redoubla detelle forte, qu’il lui cassa l’os ; lesage lui répondit fans s’émouvoir :vous Pavois je pas dit que vousla c astéries ?... Domitien chassaEpiUète de Rome -, mais il revint®près la mort de cet empereur, &® y ht un nom respectable. Adrien1 aimoit & l’estimoit : Marc- Aurèleî" faisoit beaucoup de cas. Arrien ,^n disciple, publia IV Livres del scoufs, qu’il avoir entendus pro-oncer à son maître. C’est ce que°"s avons fous le nom d’Enchi-

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riàion ou de Manuel. La moralede ce livre est digne d’un Chré-tien. II n’étoit pas permis d'allerplus loin, avec les feules lumièresdu Paganisme. Les plus grandsSaints , St Augustin , St Charles-Bor-roméc , Pont lu avec plaisir , & lesplus grands libertins avec fruit.

Un ancien monastère avoit adopté(suivant le P. Mourgues) le Ma-nuel d’Epiéíète pour sa réglé , avecquelques petites modifications. Lepoète Rouffeau a juge le philo-sophe Epicière trop sévèrement,lorsqu il a dit en parlant de soalivre :

Dans son flegme simulé ,

Je découvre J a culere ;

J’y vois un homme accabléSous U poids de ja mijere qEt dans tous ces beaux discourtFabriqués durant le coursD'une fortune maudite ,

L ou s rsconnoisse\ toujoursL'esclave à’Epaphrodite.

Cet esclave avoit l'ame d’nn sage,toujours content dans l’efclavagemême. Je suis, difoit il, dans laplace ou la Providence vouloit que jesusse : m 1 en plaindre, c'est l'offenser.Les deux pivots de fa moraleétoient, savoir Sovffp.ir,Scs’Asstevir. 11 trouvoít en lui-même les ressources nécessairespour pratiquer la premíere maxime.II regardoit avec raison, commela marque d’nn cœur corrompu,d être consolé dès qu’on voit lesautres souffrir les mêmes maux quenous. Quoi ! s’écria ce philosophe,jì l'on vous condamnoit à perdre latète, faudroìt-il que tout le genre hu-mainfùt condamné au même jupp/rce ?..L’ctude de la phi.osophie exigeoit,selon lui, une ame pure. Un hom-me, perdu de débauche, desiroit ac-quérir les connoissances dont Epic-tète faisoit part à ses disciples: in-sensé ( lui dit ce philosophe), que

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