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Cupidon ailé, avec son arc & soncarquois.
ERATOSTHENE, Grec Cyré-néen,bibliothécaire d’Alexandrie,mort 194 ans avant J. C., cultivaà la fois la poëfiè , la grammaire ,la philosophie, les mathématiques,0 excella dans le premier 8c le der-nier genre. On lui donna les nomsce Cosmographc , d’ Arpenteur de l’U-nivers, de second Platon. II trouvale premier la maniéré de mesurer lagrandeur de la circonférence de laTerre. II forma le premier observa-toire , & observa l’obliquité de l’é-cliptique. 11 trouva encore une mé-thode pour connoítre les nombrespremiers, c’est à-dire les nombresqui n’ont point de mesure commu-nes entr’eux : elle confisse à donnerl’exclusion aux nombres qui n’ontpas cette propriété. Or. la nommah crible d’F.ratoslhème. Ce philoso-phe composa auffi un Traité pourperfectionner l’analyse , & il réso-lut le problème de la duplicationdu cube, parle moyend’uninstru-ment composé de plusieurs plan-chettes mobiles. Parvenu à l’âge de80 ans, 8c accablé d’infirmités , ilse laissa mourir de faim. Le peu quinous reste des ouvrages á’Erato/ìhè-ne, a été imprimé à Oxford en 1672,
1 vol. in-8°. On en a a autres édi-tions : dans l'Uranologia du P. Petau,1630 -, 8c à Amsterdam, même for-mat, 1703.
ERATOSTRATE. Voye{ Eros- 'trate.
I. ERCHEMBAUD ou Archem-BAUD, maire du palais, fous lesrois Dagobcrt & Clorìs II t gouver-na ( dit l’abbé de Vclly ) plus ensouverain qu’en ministre. II fut unmodele de sagesse 8c de fidélité.Dagobert au lit de la mort, lui avoirrecommandé fa femme 8c son fils;il mérita cette marque de confiancede son maitre, 8c fut le pere despeuples; il fit rendre, à différents
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particuliers, ce quele fisc avoir coît'fisqué sur eux.
II. ERCHEMBAUD de Bur-
ban , comte Allemand, d une sévé-rité outrée, étoit extrêmement zélépour la justice. Pendant qu’il étoitmalade 8c en danger de mort, unde ses neveux, fils de fa sœur, at-tenta à la chasteté de quelque fem-me. Dès qu il en eut connoissan-ce, il commanda qu'on se saisîtde lui & qu’on le menât au sup-plice. Ceux qui reçurent cet or-dre , eurent compassion de ce jeu-ne seigneur. Cinq jours après , ilparut dans la chambre de son on-cle , qui lui donna lui - même 1*mort. L’évêque qui lui administrales derniers sacrements, lui refusa
l’absolution, 8c remporta le saintViatique. Mais à peine étoit-ilsorti de la maison, que le maladele fit appeler, & le pria de voir sila sainte hostie étoit dans le ciboi-re. L’évêque ne l’y trouva pas > &le comte ayant ouvert fa bouche,la lui montra fur fa langue. Ce faitarriva l’an 1220, à ce que rapporteCasarius, & plusieurs autres histo-riens. Nous ne les copierions pas,s’il n’étoit bon de montrer de tempsen temps de quelles absurdités o°chargeoit l’histoire dans les siéclesd’ignorance.
ERCHEMEERT, Lombard. vi-voit dans le IX e fiecle. II porta lesarmes dès fa premiere jeunesse,& fut prisonnier de guerre. Uretira au Mout Cassin, où il em-brassa la réglé de Sc Benoît à 1 âged’environ 2 5 ans. On lui donnagouvernement d’un monastère vo'fin; mais il y fut exposé à tanttraverses, qu’il se vit encore contraint de se retirer. Ce sut duo*lieu de sa retraite qu’il écrivit unChronique ou Histoire étendue des lbards , que l’on croie perdue , -un Abrégé de la même Histoire, ^
puis l’an 774 jusqu'en 888.