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t'antin Ducas , se fit proclamesimpératrice avec ses trois fils ,auffi-tôt après la mort de sonéooux, en 1067. Romain Diogene,un des plus grands capitaines del’empire, avoir voulu lui enleverla couronne : Eudoxie le fit con-damner à mort. Mais í’ayant vurivant 1 exécution, elle fut fl tou-chée de fa bonne mine, qu’elle luiaccorda fa grâce , & le fit mêmegénéral des troupes de l'Orient.Romain Diogene effaça par fa valeurses anciennes fautes. Eudoxie réso-lut de l'épouser, afin qu’il f aidâtà réparer les malheurs de l’empire,& à conserver le sceptre á ses fils.Pour exécuter ce projet, il falloitretirer des mains du patriarcheXyphilin un écrit , par lequel elleavoit promis à Confiantin Ducas dene jamais fe remarier. Un eunuquede confiance, d’un esprit délié,va trouver le patriarche, lui dé-clare que l’impératrice veut passerà de secondes noces ; mais que sondessein est d’épouscr le íVere dupatriarche. Xyphilin ne trouva dès-lors aucune difficulté , rendit cepapier, & Eudoxie épousa Romainen 1068. Trois ans après, Michel ,son fils , s’étant fait proclamerempereur, la renferma dans unmonastère. Elle avoit eu fur letrônelesqualitésd’ungrandpriace;elle eut dans le couvent les vertusd’une religieuse. Elle cultiva lalittérature avec succès. Nous avonsd’elle un Manuscrit qui est dansla bibliothèque du roi : c’est unrecueil sur les généalogies des Dieux,des Héros & des Héroïnes. On trouvedans cet ouvrage tout ce qu’on adit de plus curieux fur les déliresdu Paganisme : il décele une vastelecture.
v. eudoxie fœderouna,
premiere femme de Pierre I , czarde Russie , étoit fille du boyardEcedor-Eapuchin. Pierre l’époufa en
EVE
1691, & l’année suivante, i! eneut un fils. L’nistoire de cetteprincesse est assez finguiiere. Leczar Pierre, dit le marquis àeLuchet,fit annoncer dans toute l’étenduede son empire, qu’il destinoit facouronne & son coeur à la femmequi réuniroit à ses yeux le plus deperfections. « Cent jeunes filles» apportèrent à Moscou leurs ti-» mides prétentions & leurs ef-» pérances. Eudoxie décida le» choix du czar.- Sa joie dura» peu. Quelques années après ,» elle descendit du trône sans» murmure , pleura un amant in-» fidele, changea le bandeau des» rois contre un voile de reli-» gieuse » St partagea les longs» jours de la solitude entre quel*» ques réflexions furl’inconstance» de la fortune & la perte d’un» époux injuste & toujours aimé.» Dans la fuite, elle est soupçon*» née d’avoir eu quelque part au» projet d’une conspiration. Elle» est condamnée à vingt coups de» discipline qu’elle reçut des mains» de deux religieuses , renfermée» dans un cachot, lorsqu’une ré-» volution, inattendue , porte ufl» de ses fils fur le trône, & lui» rend, à elle même, les honneurs» dus á son rang. Nous n’entre-» rons pas dans les détails de cette» finguiiere anecdote; elle est ra*» contée dans les Mémoires de» Mile Deon : on la trouve au®» dans plus d’un historien AH*”» mand n. Hifl. lìttér. de Voltárt*T. IV , pag. 118 & 119.
ÈVE, la premiere des femmes,fut ainfi nommée par Adam , f° népoux, le premier des hommes-Son nom signifie la Mere des v 1 'pants. Dieu la forma lui - mem ed’une des côtes d 'Adam , & ladans le jardin de délices, d’cxi el cfut chassée pour avoir mange **fruit défendu. ( Voy. l’art. Al> A/