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vous tiendroit, il vous feroit,> sentir ses ongtes & ses dents ».Les deux généraux se lìvrerentbataille à Orcinium en Cappado-ce, l’an 3 co avant J. C. Enmeney fut vaincu par la trahison d’^ 4 -pollonide, commandant de la cava-lerie. Le traître fut pris & pendusur-le-champ. Eumene , obligé d’er-rer & de fuir sans cesse, congédiaune partie de ses troupes, & ne re-tint que cinq hommes, avec les-quels il s’ecfema dans le châteaude N-ira fur les frontières de laCappadoce'& de la Lycaonie. II ysoutint un liège d’un an. Après dif-férents succès , mêlés de revers.Antìgone tailla en pieces l’arriere-garde de son ennemi, & prit le ba-gage de son armée ; c’est ce qui dé-cida la victoire en fa faveur. Avantla bataille, Eumene avoir fait sontestament & brûlé toutes les let-tres qu’on lui avoir ccritcs , r.evoulant pas qu’après ía mort, ceuxqui lui avoient donné des avissecrets, sussent exposés à des re-cherches dangereuses. Le vain-queur fit dire aux officiers &aux Argyraspides , phalange deMacédoniens, qu’il leur rendroittout ce qui leur appartenoit, s’ilslui livroient Eumene. Ils eurent lalâcheté de recouvrer à ce prix leurbagage. Quand cet illustre prison-nier fut arrivé au camp ennemi,Antìgone n’eut pas le courage de le"voir, parce que sa présence étoitlin sanglant reproche contre lui.Ceux à qui il l’avoit donné en gar-de , lui ayant demandé commentil vouloít qu’on le gardât : Commeun Eléphant fleur dit Antìgone) oucomme un lion. Mais quelques joursaprès, attendri & touché de com-passion , il ordonna qu’on lui ôtâtses fers les plus pesants, & qu’onlui donnât un de ses domestiquespour le servir; & il cermir à sesamis ds le voir, de paner avec lui
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les journées entieres, & de lut por-ter tous les rafraîchements dont ilpourroit avoir besoin. Antìgone futquelque temps en balance fur cequ’il devoir faire de son prisonnier.Ils avoient été amis intimes en ser-vant sous Alexandre : le souvenirde cette ancienne amitié, réveillaen lui quelques sentiments de honte.Son fils Demetrìus sollicita forte-ment aussi en sa faveur; mais I’inté-rêt de fe délivrer d’un ennemi dan-gereux, combattant dans Antìgoneles sentiments généreux que son fil®lui inspiroit, il ordonna qu’on 1®défit à’Eumene dans la prison : cequi fut exécuté l’an 315 avant J. C.Telle fut la fin d’un des hommesles plus accomplis de son siecle etitout genre, & peut-être le plus di-gne de succéder à Alexandre. II pes-sécioìt toutes les qualités de l’hom-me de guerre & du grand capitaine-Mais je mets au-dessus de tout ce’ a >son attachement inviolable poU fson prince , sa rigoureuse probité,& les sentiments d’honneur qui ré*gnoier.t en lui. II ne manqua p 3Scependant d’adresse dans l’occa-lion. Voyant que plusieurs de sesofficiers n’épioient qu’un mornea 1favorable pour se défaire de lu> >il emprunta de grosses sommes deceux qui lui étoient les plus sus-pects , afin que la crainte de perdreleur argent les engageât à veiH etfur la vie de celui à qui ils avoif 01prêté. Ainfi, dit P lut arque , su ! ,elide donner son propre argent p° urconserver ses jours , il ne .garantit qu’en prenant celui eeiautres. Antìgone & toute l’srmecélébrèrent les funérailles è'Eujn- ertCavec magnificence, & lui rendiren^les plus grands honneurs. Sa f 10ayant éteint l’envie & toute crai ? f J s ’ils envoyerent ses os Sc ses ce- rdans une urne d’argent, à fa fem-& à ses enfants en Cappadocefoibie dédommagement pour u°