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®'erík. Mais Denys d’HaUcarnaffetraite de fable cette guerre rappor-tée par Tite-Live.
II. F A B 1 U S - M KXiMAj s, (Qui n-£us) surnommé Cunciator ou/r Tetn-porìfeur, l'un des plus grands capi-taines de l’ancienne Rome, fut élevécinq fois à la dignité de consul.Pendant son premier consulat,Pan 233 avant J. C., il délit lesliguriens. Sa patrie, réduite à l'ex-trémité après la bataille de Tra-íymcne , eut recours à lui : on le•créa dictateur. II imagina une nou-velle façon de combattre AnnibaLIl voulut le fatiguer par des mar-ches & des contremarches, fansjamais en venir aux mains. Cesrefus lui méritèrent le nom deTemporiseur. Les Romains, mé-contents de ces remises dont ils nepénétroiept pas la fineffe, le rap-pellerent, fous prétexte de le faireaffilier à un sacrifice solemnel, &donnerent la moitié de son auto-
rité à son lieutenant Minuiius Félix,homme auffi ardent que Fabiusétoit réservé. Ils revinrent bien-tôt de leur erreur. Le témérairelieutenant s’étant engagé dans uneembuscade, son sage général letira de ce périL Minutius , péné-tré de reconnoiffance envers foulibérateur , lui remit fes troupes,content d’apprendre, fous lui, àvaincre & à combattre. Fabiuscombattit avec ía prudence ordi-naire. On lui décerna le nom deSouclier de Rome. Après la bataillede Cannes, il laffa tellement lestroupes d 'Annibal, qu’elles ne fu-tcnt plus en état de l'e défendrecontre les Romains. II reprit Ta-tente s ur le général Carthaginois,^■yant réglé avec lui le rachat desca P«fs, & \ e sénat refusant detatifier f on accord, il vendit touse * biens pour s’acquitter de fa pa-*° S- On rapporte qu'Annibal ayantPP ri * la ruse que Fabius avoir
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employée pour se rendr® maîtrede Tarente , il s’écria , plein d’é-tonnement : Quoi , les Romains ontdonc aujji leur Annibal l Ce der-nier tenta vainement d’attirer leRomain au combat. II lui fit direun jour : Si Fabius est aujji grandCapitaine qu'il veut qu’on le croie ,il doit descendre dans la plaine & ac-cepter la bataille... Fabivs répon-dit froidement : Si Annibal estauffi grand Capitaine qu'il le penje ,il doit me forcer à la donner. Cethomme illustre mourut quelquesannés après , âgé de près de100 ans, fi l’on en croît Valere -Maxime,
III. FABIUS-Maximus, ( Quin-tus ) fils du précédent. Pendant sonconsulat, son pere vint un jour àlui sans descendre de cheval; il luifit ordonner de mettre pied à terre.Alors cet illustre Romain, embras-sant son fils 3 lui dit : Je voulois voirfi tu favois ce que c’eft que d'être.Consul.
IV. FABIUS-Pictor, le pre-mier des Romains qui éç.úsit.VHis-toire de sa Patrie , vivoit vers l’anaiá avant J. C., c’est-â-dire plusde 500 ans après la fondation deRome. « Combien de fables ont» dû se répandre dans cet inter-» valle ( dit M. l’abbé Millot )» lorsque l’ignorance aveugloit» tous les esprits , lorsque la su-» perstition croyois tout, lorsque» l’écriture étoit rare, Sc que les» monuments du pontife étoient» des archives du merveilleux :« encore ces monuments, au rap-» port de Tite-Live , périrent - ils» presque tous dans l'incendieu qu’allumerent les Gaulois. De-ll là tant d’absurdes traditions re-» çues par les historiens ; de-là11 ces prodiges accumulés fans» vraisemblance. Rome se croyoit-, divine , elle adoptoit tour ce» qui stattoit fes préjugés n, II y
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