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Tome III.
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F F. R

nements, dit un historien, 5: trou-voit, jusque dans ses pertes, lesmoyens de parvenir à ses fins. Onpourroit lui reprocher trop à’am-bition ; mais les Protestants, dont ilvouloit rabaisser le pouvoir , ontfans doute exagéré ses défauts, enlui attribuant le projet de se ren-dre absolu dans tout P empire. Cetju’il y a de vrai, c’est qu’tl eûtété le restaurateur de la religionCatholique en Allemagne, & del’autorité impériale, s'il eût eu,pour l’une 6e pour l’autre - un zeleplus réglé, & si la France & laSuède n’avoient donné des secours3Ux Protestants.

III. FERDINAND III, surnorn-

méFjîîCEsr, iìis aîné de Ferdinand-II, naquit en 1608 , fut roi de Hon-grie en 162;, de Bohême en 1627 ,des Romains en i6zd, & empereuren 1637. La mort du pere ne chan-gea rien à la face des affaires, & laguerre continua par-tout avec uneégale vivacité fous son fus. 11 eutd’abord quelques avantages fur lesSuédois ; mais Bernard de Saxe, ducdeWèìmar, devint un ennemi auffidangereux pour Ferdinand III , queGustave-Adolphe l’avoit été pourFerdinand II. Ce général remportaquatre victoires en moins de qua-tre mois. Saunier ne fut pas moinsheureux fous ce régné, qu’il avoirété fous le précédent. II osa aífié-g er Ratisbonne, où l’empereur te-noit fa diète ; il la foudroya de sontanon, &, sans un dégel, il s’enrendoìt maître. Les François s’é-totent joints aux Suédois. Le ma-réchal de Gué&riant enleva Lam-loi & f es troupes à la bataille d’Gr-dmghen, en 1645. Le duc i’En-% u “n, appelé depuis le grand Con-força, l’année suivante, lesretranchements de Fribourg, &F a gna, en 1645, la bataille à Nott-* n gue, dans cette même plaine où'- s Suédois avoient été vaincus

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après la mort de Gustave , onze ansauparavant. Tcrftenson , autre gé-néral Suédois, preffoit l’Autriched’un côté, tandis que C ondé 6t Tu-renne l’affiégeoient de l’autre. Fer-dinand, fatigué de tant de revers,conclut enfin la paix de 'Westpha-lie, en 1648. Les traités figues,l’un à Osnabruck , l’autre à Muns-ter, sont aujourd'hui le code po-litique & !a principale des loisfondamentales de l'empire Germa-nique. Par cette paix, les rois deSuède devinrent princes de l’em-pire , en se faisant céder la plusbelle partie de la Poméranie : le roide France devint landgrave d’Al-sace , sans être prince de l'empire :les trois religions , la Romaine , laLuthérienne & la Calviniste, furentégalement autorisées. II n’y eutque le saint-siége & le roi d’Es-pagne qui eurent à se plaindrede fes traités. L’empereur Ferdi-nand mourut environ dix ansaprès, en 1657, à 49 ans, moinscraint & peut-être plus regrettéque son pere. Généreux, doux,humain, religieux, ami des let-tres , il fit du bien à fes peuples,récompensa les services & encou-ragea les arts. Mais on lui repro-che de n’avoir pas toujours bienchoisi ses favoris , & d’avoir rem-pli son conseil de mauvais poli-tiques & d’esprits ambitieux, quifurent cause, en partie, de fesmalheurs. Ses femmes furent : i°Marie-Anne , fille de Philippe III »roi d’Espagne. 2° Marie - Lcopol-dine , fille de Léopold , duc de Ti-to!. 3 0 Eléonore , fille de CharlesII, duc de Mantoue. Parmi sese liants , nous ne citerons queLéopold-Ignace, depuis empereur ,dont le frété aîné Ferdinand, roides Romains , mourut à 21 ans.Ils étoient l’un Sc l’autre du pre-mier lit.

IV. FERDINAND I er , roi de