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dut pas peu à Gonsalve de Cordoue,envers qui il suc ingrat , & àXimen'es : ( Voye\ ces deux arti-cles). Ses conquêtes coûrerent
beaucoup à fa probité. Ses ambas-sadeurs lui rapportant un jour queLouis X.II se pi tignoit quhí l’avoittrompé deux fois. — Deux fois ,interrompit Ferdinand ? il en a bienmenti , T ivrogne , je f ai trompé plusde dix. Un prince Italien , soncontemporain , disoit de ce mo-narque : Avant que de compter fur sespromesses , je voudrais qu’il jurât parun Dieu en qui il crût. II fautpenser , dit un auteur estimé ,que le surnom de Catholique fut unsobriquet : car , assurément, per-sonne n’a moins possédé que lui
l’esprit de notre religion. Un
historien d’abordtrop accueilli, &ensuite trop dédaigné , ( Varillas)a tracé un portrait de Ferdinand ,où il y a des choses bien vues :c’est ce qui nous engage à le placerici, d’antant plus qu’on n’iroit pasle chercher où il est. « II ne perdit» aucune occasion de profiter des» fautes de ses voisins , & de l’éga-” rement de ses peuples. II fit con-" tribuer à rétablissement de sonn autorité, les deux seuls acci-„ dents de fa vie qui la pouvoient,» ruiner : je veux dire la mort de,, fa femme , & la foibleffe de fa„ fille. II devint Puîné de fa mai--» son , par la mort de son frets» d ins une conjoncture où la cou--> ronne d Arragon étoìt absolu-» ment nécessaire pour arriver à» celle de Castille; & son mariage« avec la reine Isabelle ne fut pas5 , tant un fruit de son choix , que« du besoin qu’elle eut de son brasii & de ses armes . pour se mettreii en possession d’un héritage qui« lui étoit contesté. II prévint sesu rivaux & surmonta ses ennemis.5 i 11 vit un grand nombre dem peuples, de mœurs différentes,
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» fous un même gouvernement j» & fut tourner contre les Infi-55 deles les armes de ceux qui les5i avoient levées contre lui. Hn poursuivit avec une perséve-si rance obstinée la guerre de Gre-55 nade , & se rendit maître de ce,i royaume ra.- de; voies qui n ontn point encore été reconnues ;5i ensuite il partagea celui deii Naples avec les François , &ii leur enleva après leur portion.» I! rendit inutiles tous les efforts« qu’ils firent pour le recouvrer-n II leur suscita tant & de si for*
« midables adversaires , qu’ils lu*n laissèrent prendre la Navarre 555 lors même qu’ils étoient en état« de l’en empêcher. II gazna des55 batailles en Afrique; il y fubju'55 gua des royaumes ; il y retint55 des ports pour la sûreté du cot"'» merce, & les remplit de colonie 5>5 Juives dont il étoit fur le po ,nt55 de purger l’Espagne. I! pourvuh» pour ses successeurs, à la née**'55 siié d’argent dont ií avoit toU'55 jours été travaillé , en 1 -'^ 155 procurant toutes les richesses ,"! 155 nouveau-monde , & leur I 3 '"?'■ tous les alignements propres 3» fonder la monarchie universelle’55 Enfin, il surpassa tous les princes» de son siecle dans la science d"
» cabinet; & c’est à lui» doit attribuer le premier s*» souverain usage de la polit»q“®» moderne». Ce prince ne la"que dessilles. Jean, son fils 5mort avant lui , d’une chutecheval. Des quatre princesses fl 11eut â’Ijabelle, l’aînée & la troisient^épouíerenr successivement Emn*nutl , roi de Portugal;la derniere, Henri VIII , roi dgleterre ; & Jeanne , la f ec ° n . 'donna la main à Philippe, archid’Autriche , héritier, p ar I 3 ’des dix-sept provinces des 3 jBas & du comté de Bourgcg >