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II. FERRIER (Jean ), né à Rho-des en 1619 , entra chez les Jé-suites, y professa, & fut ensuiteconfesseur de Louis XIV. I! mou-rut en 1Ó74, à 55 ans, laissantlin Traité fur la science ntoyenne ,& des btrits contre les disciplesde Jansenhss , qu il n’aimoit pas,Sç qui ne l’aimoient pas davan-tage.
III. FERRIER (Jérçmie ), mi-r.ift:e Protestant, & professeur enthéologie à Nîmes , embrassa lareligion Catholique & devint con-seiilcr-d'état. 11 mourut Pan 1676.On lui attribue le Catholique d'E-tat , 1625 , in-8°. : c’est une ré-ponse aux calomnies que les par-tisans de l’Efpagne répandoîentcontre la Fiance. II est encore au-teur d’un Traité de C Ante-Christ &Ae ses marques , in-fol. Paris, 1515.Sa fille fut mariée nu fameux lieu-tenant-criminel Tardicu , qui futassassiné avec elle par des voleursen 1664. Son gendre & fa fille,qui étoienr le prototype de l’a-varice la plus sordide, sont rail-lés fans ménagement dans la Sa-tyre des. Femmes de Boileau.
IV. FERRIER (Louis), natifd’Avignon , poëte François , futmis à l’inquisitLon de cette villepour cette maxime ;
L'amour , peur les mortels , est lesouverain bien.
Ce vers se trouve dans ses Pré-ceptes galants ; poème qui courutmanuscrit avant qu’il le publiât àParis en 1^78 , in-12. Ferricr ayantété absous par le Saint-Office à lapriere de ses amis , le retira à Pa-ris , & devint précepteur des filsdu duc de St-Aignan. II mouruten 1721, à 69 ans , en Norman-die, où il avoir acheté la terre deU Martiniere. Outre ses Préceptesgalants, on % de lui d’autres mor-ceaux, qui ne manquent ni d’ef-
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prit, ni de naturel ; mais sa Vêîtîiíìcation est foible, & son stylé,incorrect. Ces défauts fe font sen-tir sur - tout dans ses tragédiesá’Anne de Bretagne , d ' Airaste & deMonteqiima. Elles furent toutes lestrois représentées , & la premiersfe joue encore quelquefois. La der-niere piece débutoir d’une masniere trop gigantesque, pour pou-,voir se soutenir sur ce ton. Ostvoyoit d’abordun palais d’un goûtbarbare , dans le fond dnquelétoient des esclaves armés de Ae-ches. Le prince Américain , toutcouvert d’or & de diamants, étoitastis fur son trône, adressoit à8 Caciques prosternés à fespieds,,ces deux vers rapportés par VoFtaire :
leveq-vous : votre Roi vous stt-met aujourd'hui ,
Et de l’envisager & de parler 4lui.
Cette pompeuse ouverture Aescene fut tout ce qui frappa danSla piece.
FERRIER, Voy. Vincent-Fe»'RlER (Saint).
FERRIERES ( Claude de ),teur en droit de l’univerfiteParis, sa patrie, naquit en 1^39*II professa la jurisprudence à Par**»,puis à Reims , où il mourut le
vrages
com-
mai 1715 à 77 ans. Ses oufont estimés , quoiqu’il aitposé la plupart pour subvenir aubesoins pressants d’une famille n ° .breufe. II enrichit les libraires; m ^ils ne ^enrichirent point. *g eSnotaires de fes livres s u f so “Là grandpeine pour le -cLTleurger du temps qu’il ;sse
cç>mpofition , quoiqu onpas í’accufer d’avoir pou e . xorifice trop loin. Lçs
font ; I. La Jurisprudence “ ^
1684, en 2 vol. in-4 tjt„
Digeste, ié88 , 2 vol. iR'4 • 111