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Tome III.
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goûts. Le maréchal jeta le mémoireavec indignation. « Ce n’est pas» ainsi, dit il, que nous avons fait» la guerre. De la grosse viande» apprêtée simplement, c’étoient-» là tous les ragoûts. Dites à mon» fils ( ajouta t-il en s’adressanr au» maître-d’hôtel ) que je ne veux» entrer pour rien dans une dé-» pense aussi folle & aussi indigne» d’un homme de guerre », IIétoit très-attaché à la discipline ;mais il étoit vain 8c présomptueux.II ne pouvoit souffrir les succès deITurenne, qu’il étoit incapable d’é-galer, quoiqu’il eût d’ailleurs dumérite. Malgré la violence de sonhumeur, il étoit fort empressé àfaire fa cour, 8c ce fut en partiece qui contribua à l’élever aux di-gnités.

FERTÈ-Imbaut, ) le Maréchalde la) Voy. m. Estampes.

FERTÉ, ( Martin-Dominique )Imprimeur de Pomer, mort danscette ville en 1752, âgé d’envi-ron 80 ans , est auteur de laScience - Pratique de PImprimerie ;St-Omer, 1723, in-4 0 : ouvragecurieux . qui renferme tout ce quiregarde cet art.

FERVAQUES, Vo m Haute-

MER.

FERUS, Voyc\ Sauvage.

I. FESTUS-Pomfeius, (Sextusjcélébré grammairien, abrégea leTraité de Verrius-Flaceus, De vcr-borum significations. Cet Abrégé ,très-utilè suivant Scaliger, a étédonné au public par Dacier , adufum Delphini ; à Paris , rá8i, in-4 0 ; 8c à Amsterdam , 1099 , in-4 0 .Cette derniere édition ne vaut pascelle de Paris.

II, FESTU 3 , ( Porcins ) procon-sul 8c gouverneur de Judée versFan 61 de J. C., sit citer St Paulà son tribun.il , lorfqu’il étoit àCésaréc. Cet apôtre en ayant appe-lé à César, Festus le lui renvoya ,

FEU

n'osant pas le condamner, quoi»qu’il eût déjà reçu une somme d’ar-gent pour n’être pas favorable àSt Paul.

FETÍ , ( Dominique ) peintreRomain, disciple de Cìvoli , formason goût sur le s ouvrages de la-ies Romain, 11 allia une grande ma-niéré 8c un coloris vigoureux, àune pensée fine , à une expressionvive, 8c à une touche spirituelle& piquante. Le cardinal Ferdinand

Goniague, depuis duc de Mantoue ,l’employa à orner son palais, 8c luiauroit fait un fort heureux, si l adébauche ne l’eût enlevé en i 6 ï 4 tà 35 ans. Les dessins de ce peintrefont d’un grand goût 8c trésrares-11 laissa une sœur qui se fit reli-gieuse. Elle peignoit sert bien. Le

couvent où elle entra fut orné deses tableaux ; elle en fit aussi pourles autres maisons religieuses deMantoue.

FEU, (François) docteur deSorbonne, naquit à Massiac en Au-vergne, l’an 1633.11 fut grand-vi-caire de Rouen , fous M. £olbert<puis curé de St-Gervais à Paris en1686. Dans ces deux places, ilfit généralement estimer des grand*8c des petits, remplissant, avec uneapprobation générale , les devois*de curé 8c ceux de docteur. V mou-rut le 26 décembre 1699, àans. On a de lui les deux P re "miers volumes ( in-4 0 » T< ^? 28c 1693 ) d’un Cours delogie , qu’il n’eut pas le temp* achever. . .

FEU - ARDENT , ( François )cordelier, né à Coutanceendocteur de Sorbonne en i 57 f ’ et °- £un ligueur outré. Comme il

un tempérament tout de feu con o

mément à son nom, iltléclarnalemment en chaire contre Henri8c Henri IV. Son zele contre 1^novateurs tenoit de la fureur,mourut en téio, à d? ans >