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Tome III.
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F O R

^•‘■~rUs I ayant érigé Edimbourgei j évêché, pourvut Forbès rie cestége. Ce théologien s’est fait unn °m par ses Consideraùones mo-Controverfiarum , imprimées à

Francfort, in-8° , 1707. II mou-* u . l >dans fa 49* année , en 1634,restant un fils qui embrassa la re-* l ê'on Romaine. c< Guillaume For-bis ( dit le P. Niceron ) étoit** krès-hon dialecticien , & il pof-** fédoit parfaitement les contro-verses , à quoi il avoit d'abordeu heu de s’appliquer & des’exercer en Prusse, en Polo-gne 8c en Allemagne, où fe trou-voient tant de partis divisés desentiments au sujet de la reli-gion. Par un principe très-i°uable , il retrancha des dis-putes tout ce qu’il croyoit n’ê-tre point absolument essentielà la religion ; interprétant fa-vorablement , & modifiant les'Crmesqui, mal entendus , sai-llent souvent le fenl objet des

Controverses; convenant de ce

» Rr** P ° uvoit être toléré de part4) & d'autre -, abhorrant sur toutce rèle faux & amer des exácu-jj tlo sts & autres peines employéesP ar rapport à la religion , con->, ’ re ceux qui diffèrent de fenti-jj e °ts , & que l’on prétend par-là» ra ntener aux nôtres» Forbès re-lu ^^âant ees moyens comme éga-» ^nient contraires à f esprit & au>, , rai bien du Christianisme, s’é-flatté de concilier tous les„ ‘nérents partis qui divisent la^ e *gion Chrétienne. Mais, com-i 5 ? e ’1 est mort à l’ûge de 49 anse ulement,on conçoit qu’il nee cut pas assez pour travailler &av ancer ce grand projet.... L’unc!L S Premieres causes & des plu:f fentieUes de ces divisions ré

—uc ces aivmons re~

gnantes, est. comme le disoit*saa c Casaubon , cité par Forbès :^‘íputare ntulumus, quìm fie vi-

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» vert. Aussi Forbès, qui souhaito't» avec ardeur cette unanimité fin désirable dans les sentiments de» la religion, répétoit fou vent cesn mots, Pauca esc credenia , multx» agenda. Ce n'est pas qu’il fût» persuadé que les articles de (a» religion qu’il faut croire,dussent» être regardés com me indifférents,» ou réduits prefqu’à rien, & q u'on» en dût négliger la connaissance-,» il étoit lui - même un exemple» du contraire». 11 ne manquoità Forbès qu’un peu de philosophiepour le dégager de plusieurs idéesembarrassées , 8c pour donner àses pensées 8c à son style plus declarté 8c de netteté.

III. FORBÈS, (N...) lord prési-dent des assises d’Edimbourg, mortau milieu de ce fiecle » est connueh France par les traductions qu’apubliées le P. Houbigant , de sesPensées fur la Religion » de fa Lettreà un Evêque, fi ‘c. Lyon 1769 ,in-8°. Ces écrits ont eu chez nousun succès médiocre.

I. FORBIN, (Toussaintde) plusconnu fous le nom de Cardinal deJansok . d’une famille illustre deProvence, fut successivement évê-que de Digne, de Marseille & deBeauvais. Louis XLV, connoissantle talent singulier qu’il avoir demanier les affaires , le nomma sonambassadeur en Pologne. JeanSobieski , qui dur en partie, à soncrédit, le trône de cette aristocratie,lui en marqua fa reconnoissance,en le nommant au cardinalat. En-voyé à Rome sous Innocent ~KII 8csous Clement XI, il traita avectant de sagesse les affaires de laFrance, qu’il fut honoré, en 1706,de la charge de grand-aumônier.11 mourut à Paris le 24 mars 1713 ,à 83 ans. C étoit un homme desens 8c d’esprit, qui avoit le juge-ment sûr & la répartie vive 8cprompte. II fut un des plus ardents