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de D. Bouquet, E!le va jusqu’ênÍ41. Son style est barbare : ilmanque de construction 8c d’ar-rangement. II coule d’ailleurs troprapidement fur les événementsintéressants. Cependant, tout abré-gé qu’il est, il faut absolumentrecourir á lui pour l’histoire detrois de nos rois. Sa Chroniquea eu quelques continuateurs, qui, 1 'ont conduire jufqu’en 768. On luiattribue auífi un Abrégé Je Grégoirede Tours , où il se borne à copiercet historien.
FREDEGONDE, femme deChiIperic 1 , roi de F rance, néeà Avancourt en Picardie , d’unefamille obscure, entra d’abord auservice d ’Audouaire , premiere fem-me de ce prince. Elle se servit detout son esprit fie de toute sa beautépour la lui faire répudier. Chilpericprit une seconde femme; FreJegonJela fit assassiner, 8c obtint le lit Sc letrône qu’elle occupoit. Ce monstre«Fambition & de cruauté inspirason mari , 8c lui fit commettre unefoule de crimes. 11 accabla d’impôtsses sujets, il fit la guerre à sesfrétés. Frédegonde seconda ses armespar le fer 8c le poison. Elle fitassassiner Sigebert, Mérouét , Clovis,Vrctextat , Sec. Elle 11e pouvoitsouffrir Rigimthe, sa fille ; 8c leursquerelles étoient si violentes queelles en venoienc quelquefois jus-qu’à se battre. Un jour , la reine-veuvefeignit de vouloir lui donnerce qui lui revenait des trésors deChilperic , son pere. L’avide prin-cesse penche la tête dans un descoffres qui les contenoient : aussi-tôt fi mere le referme brusquementsur elle. C’étoit une nouvellevictime immolée aux fureurs decette forcenée, si Rigunthc n’eûtété promptement secourue. EnfinChilperic est assassiné en revenantde la chasse en 584. I.es soupçonstombent fur diverses personnes;
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mais ils se réunissent presqué tonssur Frédegonde , d’autant plus quele roi venoit de découvrir sesintrigues galantes. Certe princesseaimoit Landri , guerrier estimé, 8cl’un des principaux seigneurs de lacour. On croyois Chilperic à lachasse, où il ailoit fréquemment;mais ce jour-là, avant que departir , il lui prit fantaisie detraverser l’appartement voisin decelui de Frédegonde, Chilperic latrouva le visage baissé 8c le corpscourbé, se lavant les mains ; il luidonna par derriere, en badinant,un léger coup de baguette. Fareine , fans se lever , sans tournerla tete, dit : Landri, efl-ce vous?6- le Roi cjl-il à la chajse? Le tondont ces paroles furent prononcéesfrappa Chilperic ; il sortit le regardallumé 8c la jalousie dans le coeur.Frédegonde effrayée , fit venir aussi'tôt Landri pour lui raconter dsquelle maniéré le fort l’avoit trahie-Il falloìt prévenir la colère d’unroi toujours redoutable , mêmelorsqu’elle paroissoit assoupie»l’on conjecture que Frédegonde nes’épargna pas un crime nécessaireà fa fureté personnelle 8c à celle eson amant. Quoi qu’il en soir,reine, après la mort tragiqueson époux , arma contre ChiU e ^ crt 'défit ses troupes en 591 , ravageala Champagne, 8c reprit Paris avecles villes voisines qu’on lui avoienlevées. Elle mourut en 597 »couverte de gloire par ses f u P. ceS *8c d’opprobre par ses crimes. ^ ol ? sparlons , dans cet article, d âprele plus grand nombredes hist° rieil y a cependant apparence <î ue ^ shaine publique exagéra un peuvices 8c les crimes de Fréd-go" '
Cette princesse donna quelquedes signes pafifogers de re P^ nPendant une maladie de ses en a »elle dit au roi son époux : “
„ que nous perdons nos eni»«* %