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dence de leur siecle, lui attribuè-rent tous ces droits, 8c même l’em-pire du monde entier, tel que lesempereurs des premiers siedes l’a-voient possédé. Le fameux Bar-thole ne balança pas même à dé-clarer hérétiques, tous ceux quioferoient douter de la monarchieuniverselle des empereurs Ro-mains. On voir, par cette déci-sion , que les notions du droitcivil St canonique n’étoient pasplus exactes alors en Allemagnequ’en Italie. Lc pape Alexandre III,qui avoir été obligé de se retirer enFrance, excommunia Frédéric, enn 68. Cet anathème ralluma le feude la guerre en Italie. Les villesde Lombardie se liguent ensem-ble la même année, pour le main-tien de leur liberté. Les Milanoisrebâtissent leur ville, malgré l’em-pereur. lis remportent fur lui unevictoire signalée près de Côme,en 1176; & cette victoire produi-sit la paix entre Alexandre 8c Fré-déric. Venise fut le lieu de la ré-conciliation. II fallut que le super-be Frédéric pliât. II reconnut le pa-pe , baisa ses pieds, lui servitd’huissier dans l’église , 8c condui-sit sa mule dans la place St-Marc.La paix fut jurée le i er août 1177,fur l’Evangile , par 12 princes del’empire. Tout fut à l’avantage del’Eglise. Frédéric promit de resti-tuer ce qui appartenois au satnt-fiége. Les terres de la comteffeiVa-thildc ne furent point spécifiées ; &ce fut un nouveau sujet de que-relle entre l’empereur & le papeUrbain III. Ce pontife alloit mêmese servir de l’arme ordinaire del’excommunication, lorsqu’il ap-prit que Saladin , le héros de sonpays & de son siecle, avoir reprisJérusalem sur 1 es Chrétiens. Cettenouvelle l’arrêta : il avoir besoinde Frédéric pour conquérir la Terre-sainte. Ce prince se croisa en effet
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en 1189. Isaac Lange, empereur dsConstantinoble, étoit allié de Sa-ladin, & du sultan d'Icone. Frédé-ric fut donc obligé de combattreles Grecs. II força les passages,remporta deux victoires fur lesTurcs, prit Icône, pénétra en Sy-rie, & alla mourir Tannée suivante
10 juin 1190, après un régné de38 ans , près de Tarse en Cilicie,pour s’être baigné dans le Cid-nus, de la maladie qu 'Alexandre leGrand contracta autrefois dans lemême fleuve. II laissa en mourantune réputation célébré d’inéga-lité & de grandeur. II couvrit lesdéfauts de son orgueil Sc de tonambition , par le courage , la fran-chise , la libéralité, Sc la constancedans la bonne St la mauvaise for-tune. Mais son ingratitude enversHenri , duc de Saxe , révolta tout lemonde :( Fdy. Henri, n° xxii)'
11 avoir une mémoire surprenante,8c même beaucoup de savoir, p°° run siecle où la rouille de l'ignotan-ce étoit si épaisse, que presque au icun prince Allemand ne savoir n>lire , ni signer son nom. A l'ég 3t ^de la beauté du corps, elle rép°o*doit aux agréments de son efp rit ‘II avoir l’air noble, ouvert, riant,& tout en lui annonçcit un princeSc un homme aimable. Jamais I e5revenus des empereurs n'avoientété plus considérables que s°os
Frédéric-, il tiroir annuellement del’Itaiie 8c de l’Allemagne 60 talentsd’or, ce qui revient à 6 militonsd’écus d’Allemagne: somme prodt
gieuse pour ce temps-là, ou
le do-
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maine des empereurs avoir dejàsouffert des pertes immenses. C’estsous Frédéric I que les archevêquesde M.iyence commencerent à pren-dre le titre d’ Archi-chanceliers del’empire. Frédéric eut de Béatrix,fa femme , cinq fils, Henri, Fré-déric , Conrad, Othon 8c Philippe .Le premier, qui étoit déjà roi des