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|íer que l'empereur ne demeura pasfans réponse. Ii fit écrire une lettreaux cardinaux, oùd’abord il établitla f; Meuse allégorie dés deux Lumi-naires , pour signifier le sacerdoce &ì’empire ; ce qui montre qu’il adop-toit cette ridicule comparaison. En-suite , il rend au pape injures pourinj ures, employant, comme lux, desfigures tirées des livres sacrés.•< C’est (disoit-il) le grand Dragon» qui séduit l’univers , l’Ante-» Christ, un autre Balaam & ua’> prince de ténèbres ». Pour justi-fier fa religion, si ouvertement at-taquée, il fait fa profession de foifur la divinité de J. C. & le mys-tère de l’incarnation , & parle deMoïse & de Mahomet, comme doitfaire un Chrétien. Le pape n'enlaissia pas moins subsister l’excom-munication ; il monta en chairepour prêcher une croisade contreFrédéric, & pour délier ses sujetsdu serment de fidélité. L’empereurne lui répond qu en battant sestroupes , en punissant les révoltés,en rappelant tous les moines sessujets qui étoient à Rome. Gré-goire , toujours plus animé du dé-sir de réduire Frédéric , ordonneaux princes Allemands d’élire unautre empereur. On lui répond,que le pontife Romain avoir, à lavérité, le droit de couronner lesempereurs, mais non pas celui deles faire déposer à son gré. Gré-goire voulut faire assembler un con-cile contre lui ; mais les prélatsFrançois, Anglois & Espagnolss’étant embarqués à Genes, furentfaits prisonniers par Henri, roi deSardaigne, fils naturel de l’empe-reur. Le pontife en mourut dedouleur au mois d’aostt 1141. Cé-lefimlV, son successeur , n’occupaïc trône pontifical que 18 jours,ï-e siège vaqua 19 mois. Enfin ,innocent IF ayant été élu, ce pape,f’ami de Frédéric quand il étoiì car»
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dînai, devint nécessairement fouennemi, dès qu il fut souverainpontife. C’étoit ce que Frédéric ilavoit prévu , & ce qu’il dev.oit pré-voir, parce qu’il étoit aussi jaloux-des droits du trône, qu’Innocentl’étoit de ceux de l’autel. Le papeayant exigé qu’il rendit, avantque d’être absous , les places qu’ilavoit prises, l’empereur voulutque l'absolution précédât la resti-tution. Ce fut un nouveau sujetde querelle. Après bien des négo-ciations inutiles, Innocent le déposadans le fameux concile de Lyonen 1245 , en présence du concile, &non avec Jon approbation. Uu moinede l’ordre de Cîtejux l’accusa dansune longue harangue, aussi plateque calomnieuse. L’empereur, disoit-il , ne croît ni à Dieu , ni aux Saints,
Mais d’où ce Cistercien la savoit-
il ? II a plusieurs épouses à la fois .
Mais quelles étoient ces épouses ?Et s’il vouloit parler de ses con-cubines , étoit-ce une raison de dé-lier ses sujets du ferment de fidé-lité ? II a des correspondances avecle Soudan de Falylone. Mais pour-quoi le roi titulaire de Jérusalemne pouvoit-il pas traiter avec Tonvoisin? Et que penseroit-on au-jourd’hui d’un pape qui excòm-munieroit un roi de France, parcequ’il a un ambassadeur à la Porte?Mais de pareilles témérités ne fontplus à craindre ; & les pontifes deRome moderne font aussi doux Scaussi sages que ceux de Rome bar-bare étoient emportés & peu poli-tiques. Les peuples ligués de Lom-bardie battirent Frcdcr/c; les prin-ces ne le regardèrent plus quecomme un impie : pour comble demalheur, les Allemands lui opposè-rent , en 1246, Henri de Thuringe ,qu’ilsélurent empereur; puis Guil-laume , comte de Hollande, en r 147.On dit, qu’étant dans la Pouille ildécouvrit que son médecin, séduit