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re , & sur-tout par sa grandeurd’ame dans la bonne & la mau-vaise fortune. Sa cour étoitla plusbrillante de l’Europe , après celle•de Louis XIV. Auguste 1 imita dansl'amour des plaisirs, ainsi que danscelui des arts. II signala son régnépar un nouveau Code , par l’érec-tion de différentes chaires académi-ques, par la fondation d’un gym-nase pour la noblesse à Dresde, &pard’autresétablissements quil ontimmortalisé dans le cœur de ses su-jets. On rapporte de lui différen-tes réponses qui prouvent ses ver-tus. Le primat du royaume étantmort en 1722, le roi disposa decette place en faveur de l’évêquede Warmie , en lui disant : Je Jaispersuadé que vous aurc^join de la Pa-trie, & je ne yeux pas que vous faf-stcç rien pour moi , qui soit injujlc& contre les lois. Les Protestantsétoient persécutés par les Catho-liques vil donna ordre au primat8c au sénateur de faire cesser lesvexations , disant qu’is étoit établide Dieu pour protéger ses sujets, fansaucune acception , & pour les main-tenir datts leurs privilèges conformé-ment aux lois de son Royaume. Ayantété obligé de voyager en hiverquelque temps avant fa mort, onlui représenta le péril auquel ils’expoîoit, avec une santé chance-lante , dans la saison la plus rudede l’annee ; il répondit : Je voistout le danger que je cours ; mais jedois plus à mes Peuples qu à moi-même. Ce prince avoit parcouru ,dans fa jeunesse, toutes les cours del’Europe , & avoit rapporté, de sesvoyages,beaucoup deconnoissan-ces, de politesse, d'affabilité. II futclément envers ses ennemis, lorsmême qu’il auroit pu se venger, IIaima la paix, & tous ses foins ten-dissent à en faire goûter les dou-ceurs à ses sujets. Les Saxons letcjardoicnî cc-tíne leur pere, §c
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ce prince les chérissoit comme fëíenfants. Les Polonois le respec-toient ; mais l’efprit républicainqui les anime, St la crainte per-pétuelle où les tient la conserva-tion de leur liberté, les empêche-ront de lui accorder toute leur con-fiance. Ce prince laissa de Christine -Everhardinc de Brandebourg- Bareith ,un fils unique qui lui succéda.( Voy. l’articlesuivant). Son épou-se, morte en 1727 , n’ayant pasvoulu renoncer à la religion Pro-testante , ne put être couronnéereine de Pologne.
XI. FREDERIC - AUGUSTE II.roi de Pologne , fils du précédent,naquit cn 1696,8t parvint au trôneen 1734. Les dernieres années deson régné furent très malheureu-ses. E11 1756, le roi de Prusse s’em-para de la Saxe, qu’il garda jusqu’àla paix conclue à Hubersbourg le15 février 1763. Frédéric - Augustemourut le 5 octobre suivant, à àìans. C’étoit un prince plein debonté & de générosité; mais qu»ayant des voisins puissants , négli-gea trop le foin de préparer debonne heure les moyens de leurrésister. II eut de Marie- Joséphine ,fille dc i’empereur Joseph , plusieursenfants, parmi lesquels on distin-gue Frédéric-Chrétien-Léopold, prin-ce électoral de Saxe ; Marie-Amé-lie , mariée à D. Carlos, roi deNaples, 8 1 ensuite roi d’Esp 3 "gne ; & Marie - Jofephc, dauphi-ne de France & mere de LoVíSXFÏ.
FREDERIC de Holstein, Voy=lAdolfhe-Fréderic.
XII. FREDERIC, prince deHesse Cassei , épousa, le 4 avril
1715, Ulrique-Eléonore , sœur deCharles XII , roi de Sueòe. Cetteprincesse, après la mort funeste duconquérant son frere , succéda à Dcouronne, le 3 février 1719. E1H