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Contre les Peres Petau Sc Deschamps,Jésuites. Ce dernier ou vrage est po-lémique. On a encore de lui dansle même genre, avec des titres bi-zarres & ridicules : La Lampe de S.Augustin ; les Mouchetées de la Lam-pe ; Colloques en rimes entre St. Au-gustin & St. Ambroise ; ces écritsfont en latin.
I. FROILA , I er de ce nom , roid’Efpagne , à Oviédo, à Léon &dans les Asturies , étoit fils à'Al-phonse I, & commença de régnerl’an 7 5 7. II fit d’abord de belles or-donnances pour la police du royau-me , & s’opposa aux courses desMaures. Depuis il remporta , l anj 6 o , une célébré victoire furOmar , prince des Sarrasins , enGalice , & tua 54 mille de ces bar-bares. Froila souilla sa gloire parle meurtre de son frere Vima\an ;meurtre vengé bientôt après parAurèle son autre frere , qui lui ôtale trône &la vie en 768.
II. FROILA II, frere d ’Ordognoroi de Léon en Espagne, lui succédal’an 923 , parce que les enfants deson frere n’étoient pas en état derégner. II ne fut imiter son prédé-cesseurquedansce qu’ilavoitfait demal. A son exemple, il fit mourirles enfants d’un grand seigneur deCastille, nommé Don Osmond.Cette action acheva de révolterles Castillans. Ils prirent les armesouvertement, s’érigerenten espe-ce de république, & firent choixde deux magistrats souverains pourles gouverner. Froila mourut de lalepre en 925 , après avoir régnéun peu plus d’un an.
III. FROILA, Voyei Frvela.
FROISSARD, ou Froissart,
(Jean) naquit à Valenciennes en1 337 - Un esprit vif & inquiet nelui permit pasdesefixerlong-tempsaux mêmes occupations & auxmêmes lieux. II aimoit la chasse,Sa musique, les fêtes, la parure,
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ft bonne chere, le vin, les fem-mes. Ces goûts, fortifiés parl’ha-bitude , ne moururent qu’a vec lui.II voyagea en Angleterre, enEcosse , en Italie, & son esprit lafie bien accueillir dans routes lescours où il porta son génie 8c soninconstance. Ayant perdu la reined’Angleterre , Philippe de Hainaut ,sa bíenfaictrice, il le retira dansson pays, où il fut pourvu de lacure de Lefiìnes. II la gouvernapeu de temps, & se remit à voya-ger. Enfin il obtint un canoaian& la trésorerie de Chimai, pù ilmourut vers l’an 1410. Froijsard ,né avec le coeur tendre , avoit ai-mé de bonne heure les romans.Celui de Cléomade fut le premierlien dont l’amour se servit pourl’enchaîner. 11 le trouva entre lesmains d’une jeune demoiselle , quile lisoit, & qui l’invita à !e lireavec elle. 11 y consentit, & cettelecture lui fit naître une forte pas-sion pour celle qui lui avoit prêtéle livre. Froijsard lui ayant faitlire, depuis, le roman du Baillou.d’ Amour , y glissa une Ballade, danslaqttplle il commençoit à parler dafa passion. Ce feu naissant avoitfait les plus grands progrès dansson coeur , loríqu’il apprit que samaîtresse étoit sur le point de semarier. La douleur qu’il en con-çut , le rendit malade pendant plusde trois mois. II prit enfin le partide voyager , pour se distraire , &pour rétablir sa santé. Ce fut alorsqu’il se rendit en Angleterre , oùtous les amusements qu on lui pro-cura , ne purent charmer l’ennuïqui le dévoroit. La reine Philippede Hainaut , qui le retenoit en cepays , ayant connu par un Virelaiqu’il lui présenta , l’origine de sonmal, lui conseilla de retournerdans fa patrie pour en obtenir laguérison.... Froijsard étoit poète &historien ; mais il est plus tout.u