Band 
[Tome premier. - Tome second.]
Seite
135
JPEG-Download
 

AME

première : telle feroit Taine des bêtes.Combien la privation de la première de cesfacultés met de différence entre l’homme &la brute.

Avantages de cette derniere hypothefefur celle des Cartéfiens. Ibid. b. Ingénieufecomparaifon de l’auteur pour rendre plusfenfible la maniéré dont famé des bêtes agitfur le méchanifme du corps auquel elleappartient.

Objeïïion. La fpiritualité de l’ame desbêtes , qu’on regarde cependant commemortelle, ruine les preuves de l’immortalitéde notre ame. ibid. 332. a. Rép. La parfaitecertitude que nous avons de l’immortalitéde nos âmes ne fe fonde que fur ce queDieu Ta révélé ; ainfi quoique l’ame debêtes meure avec-le corps, cela n’obfcurcitnullement le dogme de Timmortalité denos âmes. L’argument tiré de la fpiritualitéde nos âmes prouve feulement que l’amepeut fubfifter après la mort, c’eft tout cequi doit prouver. Conféquences tirées de la.nature même de l’ame des bêtes . qui por-tent à croirequefafpintualité ne lafauverapas de l’anéantiflement. ibid. 333. a.

On objette contre cette fpiritualité , lesfouffrances auxquelles elles font expofées,qui répugnent à cette maxime fous unDieujujle , on ne peut être miférabte fansRavoir mérite'. Rep. Cette max=me ne re-garde que les créatures libres & raifonna-bles. La nature des chofes exigeoit qu’enprocurant à famé des bêtes des fenfationsagréables, fon union à un corps l’exposât àrecevoir , par la même raifon, des fenfa-tions douloureufes. ibid. 334. a. La bontécfe Dieu emporte qu’il n’y ait aucune de fescréatures qui ne gagne à exifter , plutôtqued’y perdre : or, telle eft la condition des bê-tes. C’eft une erreur de comparer lesfotff-frances dés bêtes aux nôtres. Objeftion. Maisn’y a-t-il pas de la cruauté & de l’injuftice àfai re foufirii des âmes & à 1 s anéantir , endé truifant leur corps pour conferver d’autrescorps ? Rep. Ce n’eft: point au corps , com-me corps, que fe termine î’ufage que noustirons des animaux ,■ c’eft au bonheur desêtres intelligens. IL 334. b. D’ailleurs lamort d’une ame fenfldve n’eft que la fouf-traâion d’un bien qui n’ toit pas dû.Expofition de l’amufement philosophique

ÂME 13^

du P. Bougeant. Son hypothefe fur la na-ture de l’ame des bêtes, ibid. 336. a.

Ame des bêtes , ame fenfitive que les Pé«ripatéticiens leur donnoient. XVIII. 842.a. Formes fubftantielles imaginées par lesScholaftiques pour expliquer famé des bê-tes. XV. 41. a. Opinions des modernes furcette ame. ibid. b. Sentimens des Sociniens.XXXV. 687. b. Cette ame n’eft ni libre niîntelleâuelle. XIII. 772. a. Réflexions phi-lofophiques fur l’ame des' bêtes, IV. 772.a. De la faculté de comparer dont elles fontdouées. VIII. première édition } 711. b.(troifieme e'dition) 719. b. Différence del’intelleâ: de la bête & de celui de l’homme.XVIII. 888. b.

Ame du monde, ce que les anciens phi-Iofophesentendoient par-là. XVIII 397. b.XXXIII. 274. b. Dochine des Stoïciensfur ce fujet. XXXI. 763;. a. Cette doârineadmife chez les Celtes. VI-. 630. a. Le fyf-téme de l’ame du monde favorifoit les ex--tifpices, XIII. 701. a. Le dogme de l’amedu monde a de grands rapports avec lefpinohfme. III. (première édit. ) 778.

( troifieme e'dit. ), 810. b. Cette ame eft l’ar-chée des philofophes fpagyriques. ibid..23 ,6. b r

Ame des plantes , divers fendmens furfa nature & fon fiege dans la plante. Ellen’eft regardée que comme végétative. IL339. h. Voyez, Plante.

Ame de s.aturne , ( Al;hym. ) IL 340. ad

Ame ,, ( Archit. D ffin ), Ame ( Stuca*teur ) IL 340. a.

Ame d’une me'daiUê. XXX. 331. a.

Ame, terme d’artillerie , de marine,,d’artificier , de boiflelier , de commercede tabac. II. 340. a.

Ame , (Fonderie), voy. No vau. XXIII.188. b. —190. a.

AME , ( Artùl.) arrondiffement du fondde l'ame des pièces. XXII. 2 q6, a.

AME , mot ordinairement joint à celuide féal. Xlil. 934. ,1. Premières lettres oùfleuve cette adreflè, d nos ame's & fe'aux ,XXIII 933. b. Voyez ci-deflous Amés.

AmÉ , princes de ce nom qui ont regné-en Savoie. XXX. 169. t.

AMEDÉE VIII. duc de Savoie, féjourqu’il fit à Ripaille ,• hermitage qu’il avoirfondé. XXIX. 252. 4.