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[Tome premier. - Tome second.]
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BAR

Barres , ( Et fi. mod. ) forte de com-bat dans une efpace fermé de barreaux.

IV. 453 -*- .. VU>J

Barres, {jeu) ibid.

BARRES , ( Manege) les parties les plushautes de la gencive d’un cheval où il n’ya jamais de dents. C’eft un défaut lorfqueles barres font rondes & peu fenlibles. Ufaut à ces chevaux un mors qui en réveillele fentiment. Les barres tranchantes mar-quent une bouche line. IV. 457. a.

Barres du cheval. XVÎI. {premiers e'dlt.)477. a. {trofieme- édition ) 497. a. Blefluredes barres, ibid. ( première édition) 490. a.{troifiemeédition) 510. a.

Autres ufages du mot barre , en manege,en.architeélure. IV. 457. a. Chez les fon-tainiers, les charrons, les menai fiers, lestonneliers, &c. &c. ibid. b..

BARREAU , ( Belles-lett. ) trois fortesdes tribunaux à Athènes ; celui de l’aréo-page, celui des juges particuliers , oc celuidu peuple. Les deux premiers répondoientà notre barreau , le dernier au forum ouà la tribune romaine. Le forum ne fut letribunal fuprême , que dans le tenus oùRome fut libre, & l’éloquence de la tri-bune périt avec la liberté. IV. 4^9. a.Autant les fondions de l’orateur étoienten honneur dans Athènes & dans Rome ,autant la profefîion d’avocat y fut aviliepar la vénalité , la corruption & la mau-vaife foi. Chez nos aïeux le barreau neprit une forme raifonnable & décente ,que lorfque le parlement fut devenu féden-taire , fous Philippe le Bel. Pourquoi ladéclamation a été dans tous les tems lecaradere dominant de l’éloquence du bar-reau. ibid. b. L’avocat déclamateur fe jetteordinairement dans l’un de ces défauts ;ou il devient ridicule, par l’obus de l’ef-prit, & par l’enflure des paroles, ou ils’avilit par d’indécentes railleries , ou iltombe dans la charlatannerie , par l’abusdes grands mots pour exprimer de petiteschofes , ou il fe rend l’efclave des paffionsd’autrui, le plus lâche des complaifans,& le plus vil des mercenaires, ibid. 460.ai. L’ordre des avocats, auffi noble que lavertu , auffi néceifaire que la juftice , nedoit rien fou fitir qui profane un caradereR facré. Maniéré grave &: décente dont

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l’avocat doit parler devant les tribunaux.Sa première vertu eft de connoître lesdéfauts de fes juges ; fa fageffe connue àdécouvrir leurs paffions , & fa force àfavoir profiter de leurs foibleffes. ibid. b.Mais malheur au peuple chez lequel l’élo-quence du barreau a de fréquentes oc-cafions d’employer de telles reffources.Quels font les cas où elle a droit demettre en ufage tout ce qui peut intérefferles juges, ibid. 461. a. Réflexions contrela coutume d’employer l’éloquence pathé-tique en plaidant devant les juges, ibid.b. Quels font les cas où cet ufage devientlégitime, ibid. 462. a, b. Ceux où , dansune petite caufe, un avocat peut employerde grands moyens, ibid. 463. 4. Une descaufes de la corruption de l’éloquence dubarreau , c’eft que l’audience eft publi-que , & qu’il y a deux fortes de juges , letribunal & les auditeurs, ibid. b. Une autrecaufe, c’eft cette abondance fans mefure ,cetteprofufîon, cetteintariftàble loquacité,qui femble être aujourd’hui l’attribut de cegenre d’éloquence. En quels cas l’abon-dance eft louable, en quels cas elle eftvicieufe. Réflexions fur l’ufages des mau-vais moyens dans une caufe bonne, ibid.464. a. De cette efpece de probabilifmepar lequel un avocat prévoit le fort de facaufe , non d’après fa nature même , maisd’après le cara&ere connu des juges. L’abusdu talent eft pour un avocat un écueilinévitable, fi la droiture de fon cœur &fon intégrité naturelle ne l’éclaire & nele conduit, ibid. b. Ses bonnes mœursferont toujours fa première éloquence.ibid. 463. a.

Barreau , heure à laquelle les Romainsvaquoient aux affaires du barreau. XXXV.402. 4. Quelle fut l’éloquence du barreauen France, jufqu’au milieu du dix-feptiemefiecle. XII. 1 66. a. Sur l’éloquence dubarreau , voyez, ÉLOQUENCE.

BARRENSlS P AG JJ S , ( Géogr. dumoyen âge) le Barrais en Bourgogne, Bar -fur-Seine. Obfervations hiftoriques fur cetteville, fur 1 ancienne étendue du Barrois ,fur les feigneursqui ontpoffédé ce comté,.& fur les événemens qui ont rendu remar-quables quelques-uns des lieux qu’il ren-rferme. IV. 465 , b. &c„

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