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[Tome premier. - Tome second.]
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tent ce nom. Comment doit être fitué legrand cabinet dans lequel on traite d’af-faires particulières. Ufage dn cabinet paré& de Parriere- cabinet. Autre qui'fert deferre - papiers : autre deftiné à fervir degarde-robe. Cabinet du côté de l’apparte-ment de fociété : fes ufages. Cabinet ap-pelle petit (allon . V. 656. b. Formes con-facrées à chaque efpece de cabinet félonfon ufage. Les cabinets doivent toujoursprécéder les chambres à coucher. Meublesen forme d’armoire appelles cabinets. Ilsétoient en ufage dans le dernier fiecle. Onappelle aufli cabinets de petits bâtimensifolés , placés à l’extrémité de quelquegrande allée , dans un parc , &c. Cabinetsde treillage, ibid. 657. b.

C> BINET d'blftoLre naturelle. Un telcabinet eft un abrégé de la nature entière.S’il y en a eu chez les anciens , il auraété établi chez les Grecs, ordonné par Ale-xandre , & formé par Ariftoce. Soins queprit ce naturalifte , de fe procurer des ani-maux de toute efpece. V. 658. a. On nepeut douter qu’il n’en ait difféqué avecfoin. Progrès que la fcience de l’hiftoirenaturelle a faits dans ce fiecle. Idée du ca-binet du jardin du roi , l’un des plus ri-ches de l’Europe. Colleftions dont il eftcompofé pour le régné animal , le végétal,ibid. 648. b. &c. & le minéral, ibid. 659. a.

Pour former un cabinet d’hiftoire na-turelle , il ne fuffit pas de raflfembler fanschoix tous les objets qu’on rencontre.L’ordre d’un cabinet ne peut être celuide la nature. Il eft fait pour inftruire. Unecolledion d’êtres naturels fans le mérite del’ordre , n’eft qu’un entaflement fous le-quel les richeftès de la nature font enfe-velies. ibid. 6^9. a. &c. Eloge du cabinetdu roi, de la richéftè de fes collections ,& de l’ordre dans lequel elles font dilpo-fees. Célébrité de cet établiflement. Com-bien il eft fréquenté. Inftruclion qu’y re-çoivent ceux qui le fréquentent. Obferva-tions de M. Daubenton fur la maniéré deranger & d’entretenir en général un cabi-net d’hiftoire naturelle.

L’arrangement le plus favorable feroitl’ordre méthodique qui diftribue les cho-fes en daftes, en genres & en efpeces.Ainfi l es animaux, les végétaux & les mi-

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néraux feroient exactement féparés les unsdes autres ; chaque régné auroit un quar-t er à part. Le même ordre fubfifteroitentre les genres & les efpeces ; on place-rait les individus d’une même efpece lesuns auprès des autres, fans qu’il fût per-mis de les éloigner. Avantages de cet ar-rangement. ibid. 660 . a , b. Cependant iln’y a aucun cabinet où l’on ait pu le fui—vre exactement : quelle en eft la raifon.Si l’on avoit toujours fous les yeux deslaites rangées méthodiquement, il feroità craindre qu’on ne fe laiflàt prévenir par-la méthode , & qu’on ne vînt à négligerl’étude de la nature, pour fe livrer à desconventions auxquelles elle n’a fouvent quetrès-peu de part. ibid. 661. a. On eft obligé ,afin d’éviter la confufion, d’employer unpeu d’art, pour faire de la fymmétrie oudu contrafte. Tant qu’on augmente un ca-binet , on n’y peut maintenir l’ordre qu’endéplaçant continuellement tout ce qui yeft. Ce qu’il y a de plus défagréable, fontles foins qu’on eft obligé de prendre pourconferver certaines pièces fujettes au dé-périftèment. Soins à donner aux minéraux& aux végétaux : préjudice que divers in-fectes peuvent leur porter , & qu’on nepeut prévenir que par l’examen aftidu dansla faifon de l’année la plus convenable.ibid. 662. a. Il fuffit en général de garan-tir l’intérieur du cabinet du trop grandfroid , & de la trop grande chaleur, &fur-tout de l’humidité. L’expofition la plusfavorable eft celle du nord. Par rapport àla diftribution & aux proportions de l’in-térieur , les planchers ne doivent pas êtrefort élevés, ni les falles fort grandes, ibid.66~$. a. Quant à la maniéré de placer lesdifferentes pièces, c’eft au bon goût a fer-vir de réglé. Expofition d un projet quiconfifteroit à élever a la nature un templequi fût digne d’elle, ibid. b.

Cabinets fecrets, ( Pbyfiq ) dont laconftruâion eft telle que la voix de celuiqui ■ parle ^bas a un bout de la voûte eftentendue a 1 autre. En quoi confifte l’ar-tifice de ces cabinets. Endroits fameux parcette propriété. La prifon de Denys à Sy-raeufe, 1 aqueduc de Claude, &c. VI.664. a. Cabinet de Denys à Syracufe,fa forme. Propriété du dôme de l’églife