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[Tome premier. - Tome second.]
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nous rapportent les mêmes faits > Un livre,dites-vous , ne fauroit avoir aucune au-torité à moins que l’on ne foit fûr qu’il eftauthentique. Or qui nous l’afiurera ? ibid.73 i. a . Les reproches que l’on fait contrela fuppohtion des livres l'ont vrais. La cri-tique févere a découvert l’impofture. Maisen faifant difparoître plufieurs ouvragesapocryphes , elle a confirmé dans leur anti-que poflèflion ceux qui font légitimes. Voiciles réglés qu’elle nous donne pour difcernerles uns des autres. i°. Un ouvrage qui n’apoint été cité par les contemporains de fonprétendu auteur , qui n’en porte pas lecaradere,... doit nous être fuiped. 2°. Ildon l’être encore lorfqu’on n’y voit pasempreint le caradere du fîecle où il pallèpour avoir été écrit. 3°. Lorfqu’il fait allu-fion à des ufages ou à des fyftêmes pofté-rieurement inventés. Marques qui doiventnous guider dans le difcernement des livresauthentiques ; iorfqu’ils font cités par d’an-ciens écrivains, & qu’une tradition géné-rale & foutenue témoigne en leur faveur,ibid. 733. a. lorfque depuis long-tems l’ontravaille en vain à iapper leur antiquité. Ily a des ouvrages qui intérefîent des nationsentières , qui par-là même ne fauroient êtrefuppofés. lrnpoflibilité d’imaginer un temsoù l’on pût lùppofer une hiftoire qui con-tiendrait des faits très - intéreflans ,' maisapocryphes. Il ne fuffit pas de prouver l’au-thenticité d’un livre , il faut encore qu’onfoit certain qu’il nous eft parvenu fans alté-ration. Réglé dc'cifive à cet égard. S’il y aune infinité de manufcrits du même ouvra-ge » il eft évident qu’en tout ce en quoi ilss’accordent, c’eft le texte original. Im-pofiibilité de les altérer tous. ibid. 734. a.Les réglés ci - deftùs expofées ne fufiifentpoint, dira quelqu’un , fi nous ne trouvonsmoyen de nous prémunir contre le men-fonge fi ordinaire aux hiftoriens. Entaflè-ment de toutes les raifons qui doivent nousrendre leur témoignagefufped. ibid. 73?.^.Réponfe de l’auteur. Les pallions & l’efpritde parti qu’on nous oppofe, font préci-fément le plus puiftant motif que nousayons pour ajouter foi à certains faits....Il faut donc bien diftinguer les faits qu’onnous rapporte d’avec les réflexions de l’hif-torien. Cette pente que ceux de différens

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partis ont à fe contredire, nous allure deia vérité des faits fur lefquels ils s’accor-dent. Si vous lifez un fait dans une feulehiftoire , confultez la tradition orale, ibid.736- a. Ce qui vous viendra par elle, nefauroit être une fiction de l’hiftorien. Vou-lez-vous vous aftùrer encore davantage ?Confultez les monumens , troifieme efpecede tradition. Les peuples jaloux de tranf-mettre à la poftérité un fait éclatant &qui intéreftè, emploient le marbre & l’ai-rain pour en perpétuer la mémoire. Si l’ondoit interroger l’hiftoire pour favoir ceque les monumens repréfentent, on doitaufli confulter les monumens pour favoirs’ils confirment l’hiftoire. Quelquefois toutce qu’on voit fous fes yeux fert à attefterune hiftoire qu’on a entre les mains. Exa-men de l’objedion que l’on fait contre lavalidité des témoignages que fourniflènt lesmonumens. ibid. 737. a. Un monumentn’efi: pas un bon garant pour la vérité d’unfait, à moins qu’il n’ait été érigé dans letems même où le fait eft arrivé pour enperpétuer le fouvenir. Tous les monumensde l’ancienne Grece ne peuvent fervir qu’àprouver que dans le tems qu’on les érigea,on croyoit ces faits. La tradition des mo-numens eft ainfi toujours infaillible, lorf-que vous ne lui demandez que ce qu’elledoit rapporter ; favoir, la vérité du fait,lorfqu’ils remontent jufqu’au fait même,& la croyance publique fur un fait, lorfi-qu’ils n’ont été érigés que long-tems aprèsce fait. ibid. 738. a. Examen d’un pré-tendu miracle opéré par l’augure AttiusNavius, qui coupa une pierre avec un ra-foir, miracle qui fut, dit-on , attefté en-fuite par un monument, ibid. b. &c. Exa-men d’un autre prétendu prodige opérépar le dévouement de Curtius. Que le pyr-rhonien ouvre donc enfin les yeux a lalumière, & qu’il reconnoiflè avec nousune réglé de vérité pour les faits, ibid.739. b. Eft-il afîùré de la réalité de laréglé ? Il ne fera pas long-tems à s’apper-cevoir en quoi elle confifte. Comment cesréglés ferviront à la poftérité pour l’inft-traire d.es glorieux événemens du fieciede Louis XV. ibid. 740. a. Eloge de ladifï'ertation de M. l’abbé de Prades, parl’éditeur de l’Encyclopédie. Danger de neIl h h h ij