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rient. VI. 799 - a, b. Ce qu’on a fuppoféfur fa naiffance & fur fes ouvrages. LesChaldéens jouifloîent chez les Babyloniensde la même confidération que les mageschez les Perfes. On peut remarquer quechez tous les anciens peuples , ceux - làfeuls étoient regardés comme les fages quiavalent ufurpé la qualité de minières deJa religion. Doârine des Chaldéens fur ladivinité, fur l’origine du monde, fur l’opé-ration des génies, ibid. 8oo. a, b. on dieuxfubalternes dont ils diftinguoient les bons& les mauvais. Docilité de leurs néophites.C’eft déshonorer la raifon , que de la met-tre dans des entraves, ainii que le faifoientles Chaldéens. Les Grecs & les Romains,qui penfoient par eux-mêmes, méritoientfeuls le titre de philofophes. Doârine queles Chaldéens enfeignoient publiquement,qui conduilit le peuple à faire re'fider ladivinité dans les affres, ibid. Soi. a, b- Etde-là naquit l’aftrologie judiciaire , danslaquelle les Chaldéens avoient la réputationd’exceller. Combien les Orientaux onttoujours été infatués de cette prétenduefcience. Empire qu’elle donnoit aux Chal-déens fur les peuples. Mépris que conçu-rent pour eux Alexandre & les Romainsdans un certain tems. II ne paroît pas quel’aftronomie ait fait parmi eux des progrèsconfidérables. Antiquité que s’attribuoientles Chaldéens, ibid. 8oz. a , b. démentie par-les obfervations afîronomiques trouvées àBabylone, du tems d’Alexandre. Epoqueoù remontoient les obfervations qui fetrouvoient infcrites fur des briques à Ba-bylone. Les calculs par lefquels ils préten-doient démontrer leur antiquité , n’opè-rent la conviclion , qu’autant qu’on y atta-che des faits dont la réalité ne foit pointfufpecte. Les calculs afîronomiques appli-qués aux tems anciens, peuvent donner unfyftême d’obfervations pour des tems quiféont jamais exifté. Tel. eft le cas des Chal-déens , touchant ces obfervations qui necomprenaient pas moins quç 470,000 ans.
Chaldéens. La Chaldée fut le premierpays habité par les hommes, d’où ils fe dif-perferent enfuite dans les divers pays dumonde, XIX. 568. b. Royaume des Chal-déens. XXIX. 5'33- b . La grande étude des
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Chaldéens étoit plutôt l’aftrologie , quel’aftronomie. III. ( première édition ) 711.b. ( troifieme édition ) 743. b. Différendentre les Egyptiens & les Chaldéens, furla primauté de leurs dieux. VI. 193. a. Ducalendrier des Chaldéens. XXXIV. 469. b.471. a , b. Divifion qu’ils faifoient du temsdans la chronologie. XXII. 877. b. XXX.3 6. a. Fauftè antiquité qu’ils s’attribuoient.IL 794. a. Leurs énormes calculs à cetégard peuvent fe réduire à quelqu’un desfyftêmes de nos auteurs, fur la chronologiefacrée. VIL 875. a. Grand dieu des Chal-déens. IV. 666 . b.
CHALEUR , ( Phyfiq. ) définition. Lachaleur eft une perception particulière ouune modification de notre ame. VIL 1. a,b. La fenfation de chaleur eft proprementune fenfation relative. Diverfité des fenti-mens des philofophes fur la chaleur tellequ’elle exille dans le corps chaud. Celuid’Ariftote & des péripatéticiens, réfuté.Celui des épicuriens & autres corpufcu-laires. Nos derniers auteurs en philofophiepenfent fort diverfement fur ce fujet. Leurrecherche confifte à favoir fi la chaleur eftune propriété immuable d’un certain corpsappellé feu , ou fi elle peut être produiteen d’autres corps en altérant leurs parties.ibid. z. a , b.
I. Philofophes qui ont embraffe le premierfentiment. Définition de Boerhaave. ibid.b. Les effets de ce corps particulier font lachaleur, la lumière , les couleurs, la raré-faction , la brûlure. Le feu peut exifter oudemeurer caché fans produire aucun effet,ou , félon certaines circonftances , ne ferendre fenfible que par une partie de feseffets. Il n’y a qu’une chofe que tous ceseffets demandent en général ; favetir quele feu foit amaffé ou réduit dans un efpaceplus étroit. L’on peut dire en un fens ,qu’il échauffe, brûle & luit aâuellementpar-tout, & dans un autre fens, qu’il n’é-chauffe , ne brûle & ne luit nulle part.L’amas ou la coüeétion du feu fe fait dedeux maniérés, ibid. 3. a, b. ou en détermi-nant le feu vague vers un feul point, enl’amaffant purement & fimplement dansun efpace plus étroit. Autres circonftancesparticulières qui doivent concourir pourrendre le feu fenfible. ibid. 4- a, b.