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II. Philofophes nte'chaniciens , tels queBacon, Boyle, Newton, qui ont embraffele fécond fentiment. Bacon , dans un traitéexprès, fondent que la chaleur eft uneforte de mouvement.; que c’eft un mou-vement d’extenfion ; que ce mouvementeft dirigé du centre vers la circonférence,Ibid. b. & de bas en haut; que ce mou-vement n’eft point égal, ni dans tout lecorps. Sentiment de Defcartes. Boyle fou-tient l’opinion de la producibilité du chaud :expériences & réflexions fur lefquelles ilfe fonde. Une preuve que la chaleur peutêtre produite méchaniquement, félon cetauteur, c’eft qu’il n’y a qu’à réfléchir furfa nature qui femble conflfter principale-ment dans le mouvement, ibid. 5. a. Con-ditions qui doivent accompagner ce mou-vement : 10. que l’agitation des parties ducorps foit violente, & que les particulesagitées foient affez petites , pour qu’aucuned’elles ne pui/fe tomber fous les fens ; 2°.que la détermination du mouvement foitdiverfifiée & ^ dirigée en tout fons. ibid.6 . a. Ce fyftême eft pouffé plus loin parNewton. Il ne regarde pas le feu commeune efpece particulière de corps doué ori-ginairement de telle & telle propriété ;mais, félon lui, le' feu n’eft qu’un corpsfortement igné, c’eft-à-dire , chaud &échauffé au point de jetter une lumièreabondante. Obfervations & expériences enfaveur de cette opinion, ibid. b. &c. M.Homberg for.tient que le principe ou élé-ment chymique qu’on appelle foufre eft dufeu réel, & par conféquent que le feu eft uncorps aulli ancien que les autres. Le doc-teur Sgravefande eft à-peu-près dans lemême fentiment. &c. ibid. 7. b. M. Lé-tnery ne fe contente point de placer lemu dans les corps, comme un élément ;d le prétend répandu également par-tout,T; “ans les efpaces vu ides, aufli-bien queans les intervalles infenfibles qui fe trou-vent entre les parties des corps. Expériencede Boyle p ar laquelle on échaulïê des li-queurs froides avec de la glace. Différensdegre de froid & de chaud qu’on éprouveen pénétrant dans la terre. Caufes qu’onen imagine. A mefure que l’on monte furde hautes montagnes, Pair devient froidperçant, ibid. 8. a. A quoi on l’attribue.
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Caufe de la diverfité de chaleur dans lesdifférens climats de la terre. Calcul ma-thématique de l’effet du foleil en diffé-rentes faifons & fous différens climats,donné par M. Halley. Diverfes caufes dechaleur ou de froid, tirées de la fituationparticulière & de la nature d’un lieu. ibid.9. a , b. Conféquences des calculs de M.Halley. Objeffions qu’on pourroit lui fairefur cette théorie de la chaleur, ibid. io.a. Pourquoi la plus grande chaleur d’été& le plus grand froid de l’hiver n’ont paslieu les jours des folftices. ibid. 11. b. Se-lon M. de Mairan, il y a fur la terre unechaleur permanente de 393 degrés, aux-quels le foleil en ajoute 66 en été, &un en hiver. Source de cette chaleur per-manente. Méthode par laquelle il parvientà trouver le rapport de 66 à 1. La cha-leur d’été & le froid de l’hiver doiventêtre plus forts dans le climat oppofé aunôtre, toutes chofes d’ailleurs égales, ibid.il. a. b.
Chaleur , en philofophie fcholaftique rfe diftingue en actuelle & potentielle. Les-péripatéticiens expliquent la chaleur de lachaux vive par antipériftafe. Caufe de lachaleur potentielle, félon les épicuriens.M. Lémery obferve que dans N calcina-tion de la chaux vive, du régule d’anti-moine , de l’étain, &c. le feu dont cescorps s’imbibent fait une addition fenfi-ble à leur poids, que pendant cet empri—fonnement, ce feu conferve toutes les pro-priétés particulières du feu , comme il pa-roit, parce qu’étant une fois remis en li-berté, il produit tous les effets du feu na-turel. Objeâions & réponfes. ibid. 13. a..Expérience de M. Boyle fur la chaux vive,fon fentiment fur la caufe de cette dif-pofttion qu’elle a de s’échauffer dans beau.Pourquoi, folon lui, les fols produifentplus promptement les memes euets que :ne fait l’eau chaude, en verfant des ef-prits acides fur de bonne chaux vive, ibid.14. a. De toutes les opinions des philo-fophes fur la chaleur, celle de M. Lémeryparoît être la plus fuivie. ibid. i). a.
Chaleur. I. Quelques obfervations fur litlumière & la chaleur. En quoi l’une dif-fère de l’autre. XX. 4; 9. b. Examen de lacqueftion, s’il peut y avoir de la chaleus