COM
ibid. 610. a , b. L’induftrie animée par lacupidité. Les échanges en nature devenusimpoffibles : de-là naquirent deux fortes dericheiïes ; les richeffes naturelles & cellesde convention ou les métaux, ce fut la fé-condé époque du commerce. L’Afie , pre-mier théâtre du commerce , borné d’abordà l’intérieur des états. Premier commerceextérieur exercé par les Phéniciens. Pour-quoi il a été appelle commerce d’économie.Quels furent les différens lieux avec lefquelsils commercèrent. Splendeur delà premièreTyr. Supériorité de la fécondé fur la pre-mière. Commerce de Carthage. La Grece,quoiqu’induffrieufe , forte & peuplée, nefongea point à étendre fon commerce. Ibid.6xi. a , b. Quelfut celui d’Athènes & deCorinthe. Fondation de Marfeille par lesPhocéens : fa puiffance alarme Carthage.Régné d’Alexandre , troifieme époque ducommerce : quatre événemens qui contri-buèrent à la révolution du commerce fousce prince. Celui des Ptolémées après fa mort.Pendant ces révolutions , Rome jettoit lesfondemens de fa domination. Républiquescommerçantes qui s’appuyèrent de fon al-liance contre les Carthaginois ; Rhodes,Marfeille. Rome enfin maîtreffe de l’uni-vers fe contenta de favorifer le commercedes peuples qui lui étoient fournis. Bizancerebâtie par Conflantin en établit un confi-dérable. La chute de l’empire d’occidentforme une quatrième e'poque pour le com-merce. L’Italie feule fit le commerce del’Europe. Venife , Genes , Florence, Pife,rivales en fait de commerce, firent celuide l’Inde & de l’Arabie par Alexandrie, ibid.622. a , b. Mais ayant fait de la Flandrel’entrepôt de leurs marchandifes dans leurcommerce du nord , la Flandre devenueelle -même commerçante , entreprit l’em-ploi des laines d’Angleterre, des lins &chanvres de fon propre produit, devers l’anÇ)0 on y fabriqua des draps & des toiles.La Flandre devint le centre des échangesde l’Europe. Origine de l’affociation desvilles anféatiquesen 1164. Progrès de cetteafl'ociation , qui tint prefque tout le com-merce extérieur de l’Europe. Celui de l’in-térieur fefaifoit par les Juifs qui inventè-rent les lettres de change, d’où naquit unenouvelle branche de commerce. Comment
COM 9 r
la Flandre perdit fon commerce , & fesouvriers fe répandirent en Hollande St enAngleterre. Avantages qu’elle continua detirer de fa maniéré de faler les harengs.Etat du commerce dans le quinzième fiecle.Progrès d’Amflerdam & d’Anvers. Navi-gations de Dieppe.Etablidèment des Portu-gais : manufacture de Tours, ibid. 623. a ,b. Ruine de Bruges. La fin de ce fiecîe cé-lébré par deux événemens, cinquième épo-que du commerce. Les Portugais s’ouvrentla route des Indes orientaîes.Chûte des Ita-liens. Découverte de l’Amérique ; poffef-fions des Efpagnols. Les Portugais acquiè-rent les mines du Bréfil. Découvertes desFrançois dans le nord de l’Amérique. Com-merce immenfe des Pays-Bas & de la villed’Anvers, lorfque commença la tyranniede Philippe IL Réunion desfept provinces,tandis que l’Efpagne envahit le Portugal.Navigation des Hoîlandois du nord au midide l’Europe. Deux évenemens qui concou-rurent à élever leur commerce. 1. Les Efpa-gnols ayantpris Anvers, firent pour détour-ner le commerce en faveur de la Flan-dre’des efforts, dont la Hollande profitafeule. 2. Déclin de la puiflance de lahanfe teutonique. Navigations des An-glois dans le nord &. la mer Baltique.ibid. 624. a , b. Réduâion des villes anféa-tiques au nombre de fix. Commencemensdes Hoîlandois dans les Indes orientales:leurs conquêtes fur les Portugais & les In-diens. Leur premier commerce d’Afrique.Accroiffement & afFermiffement de leurcommerce dans toutes les parties du mondeà la faveur d’une treve avec l’Efpagne.Conquêtes de la compagnie des Indes occi-dentales en 1621. Le Portugal affranchi en1640 de la domination efpagnole. Ses per-tes en Afie & dans I’île de Ceylan, tan-dis qu’en Amérique les Portugais chaffentles Hoîlandois du Bréfil. Erabliffement deceux-ci au Cap de bonne Efpérance : placésqu’ils gardèrent en Amérique. Elévationde P Angleterre par fes manufactures de lai-ne. Formation d’une compagnie pour lecommerce des Indes orientales, par la rei-ne Elizabeth. Ce ne fut que vers le milieudu dix-feptieme fiecle que les Anglois for-mèrent de grands étabHffemens en Amé-, rique. ibid. 625, a. b. Etabliffemens des