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[Tome premier. - Tome second.]
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célébrés bibliothèques ; ç°. ceux qui ontcorn pôle des catalogues rationnés d’auteurs ;6 °. les commentateurs ou fcholiaftes desauteurs anciens ; 7 0 . tous les auteurs quiont écrit de la philologie fous divers titres,fouvent extraordinaires & bizarres , &c.&c. ibid. 6 . a , b-

Critiques , comparés aux chauderons deDodone. VII. 570. Ir. Objets dont s’oc-cupoient les critiques des 16 & 17 fiecles.XV. ion. a. Plaifir dont fe privent aufpedacle les froids critiques. XXIX. 98. b.

Critique cenfure : différence entre cesdeux mots. X. 6 . b.

Critique , ( Belles-lettr .) deux pointsde vue fous lefquels on peut la conlidérer.i°. La critique ell ce genre d’étude à la-quelle nous devons la reffitution de la lit-térature ancienne. Calios où les premierscommentateurs ont trouvé les ouvrages lesplus précieux de l’antiquité. X. 6 . b . Difficul-té qu’ils doivent avoir eu à le débrouiller.Eftime & reconnoiflànce qu’ils méritent.Cette partie de la critique comprendroitencore la vérification des calculs chrono-logiques , fi ces calculs pouvoient fe vé-rifier. 2°. La critique eft un examen éclairé& un jugement équitable des productionshumaines.

Critique dans les fciences. Elles fe rédui-fent à trois points , la démonftration desvérités anciennes, l’ordre de leur expofition,la découverte des nouvelles vérités. Les vé-rités anciennes font ou défait ou de fpécuîa-tion. Les faits font ou moraux ou phyfi-ques : les premiers compofent l’hiftoiredes hommes.. Comme l’hiftoire fainte eftrévélée , il feroit impie de la foumettre àl’examen de la raifon. Quelle eft la ma-niéré de la difeuter pour le triomphe mêmede la foi. Quel eft l’objet de la critique dansl’hiftoire profane, ibid. 7. a ,b. Les faitspurement phyfiques compofent l’hiftoirenaturelle. Comment la vérité s’en dé-montre . ou en répétant les obfervations& les expériences ; ou en pelant les té-moignages , fi l’on n’eft pas à portée deles vérifier. Circonfpedion qu’un critiquedoit apporter dans fes décifions. Il eft desvérités que la diftance des lieux & destems rend inacceffibles à l’expérience :comment la critique parvient jufqu’à elles*Tome U.

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Il y a quelquefois plus de mérite à retrou-ver la voie par où l’inventeur eft parvenuà telle vérité , qu’il n’y en a eu à la dé-couvrir. ibid. S. a, b. On ne peut établirdes réglés pour l’inveftigation des véritésphyfiques : ce que doit faire le critiquepour fuppléer au défaut de ces réglés. Lepoint efl’entiel dans l’étude de la nature eftde découvrir les milieux des vérités con-nues , & de les placer dans l’ordre de leurenchaînement : tels faits paroiffient ifolés ,dont le nœud feroit fenfible s’ils croientmis à leur place. C’eft à cet ordre lumineuxque le critique devi oit fur-tout contribuer.Il eft pour les découvertes un tems de ma-turité avant lequel les recherches femblentinfrudueufes. Une vérité attend , pouréclorre , la réunion des élémens. Les ger-mes ne fe rencontrent & ne s’arrangentque par une longue fuite de combinaifons.C’eft cette efpece de fermentation de l’ef-prit humain que le critique doit obferveravec foin , fuivre pas à pas la fcience dansfes progrès , marquer les obfîacles qui l’ontretardée , & comment ces obftacles ontété levés. Avantages que nous retirerionsde la réforme qu’opéreroient ces travauxdu critique, ibid. 9. a , b. Cette rédudionferoit encore plus confidérable dans les feien*ces abftraites : quel feroit l’emploi du criti-que dans cette partie. Eloge de MM. Fon-tenelle & Bayle confidérés comme critiques.

Critique dans les arts liberaux. Touthomme qui produit un ouvrage dans ungenre auquel nous ne fommes point pré-parés , excite aifément notre admiration.Comment nous nous formons un modèleintelleduel au-deiïùs de toutes les pro-dudions exiftantes , auquel nous rappor-tons les ouvrages que nous jugeons.. Enquoi confifte la différence entre un critiquefupérieur , un critique fubalterne & uncritique ignorant. De la critique & dugoût en matière d’anhitetture & d'harmonie iibid. 10. a, b. Le fentiment du beau phy-fique, à ces deux égards , dépend eflèn-tiellement du rapport des objets avec nosorganes, &c. Le critique fupérieur con-fulre le goût des différens peuples , il lesvoit réunis fur . des beautés eflèntielles quine vieilliftent jamais ; il forme fon modèleintellectuel de ce qui l’affede le plus dans