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[Tome premier. - Tome second.]
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les modèles exiftans, il fuppîée au défautde l’un par les beautés de l’autre , & fedifpofe ainfi à juger , non-feulement desfaits par les faits , mais encore par lespofîibles. Il ufera de la même liberté dansla compofirion de.fon modèle en harmonie.Réduite à la beauté phyfique des accords ,elle n’exige , comme l’arcliitedure , qu’unfens exercé par l’étude, éprouvé par l’u-fàge , rebelle à l’opinion. Mais dès que lamélodie vient donner de l’ame & du ca-rafîere à l’harmonie , au jugement de l’o-reille fe joint celui de l’imagination , dufentiment, de l’efprit lui-même , &c. ibid.i r. a , b. Dans la fculpture & la peinture,c’efî peu d’étudier la nature en elle-même ,c’eft peu d’étudier les produirions de l’art,il faut prendre de l’un ce qui manque àl’autre , &c. Quelles doivent être les étu-des , les obfervations , les recherches desartiftes en ces deux genres. Ineptie de cer-tains critiques qui s’érigent en juges detableaux. On ne juge point un tableau d’a-près des tableaux : c’efl: la nature qu’il fautavoir étudiée fous telle & telle face pour enjuger l’imitation.

De la critique littéraire. Aflemblagedeconnoifîànces & de goût dont fe formeun critique fupérieur dans le genre hifto-rique. ibid. 12. a, b. De l’éloquence & dela morale: leur objet eft de rendre la véritéfenfible & la vertu aimable. Principe defenfibilité, de droiture , de noblefïè &d’élévation que doit avoir en foi 1« criti-que en éloquence & en morale. La vraieéloquence étant l’émanation d’une ame àla fois fimpîe , forte , grande, & fenfible ,il faut réunir toutes ces qualités pour yexceller , & pour {'avoir comment on yexcelle. Par la même raifon , un critiqueen morale doit avoir en lui , finon lesvertus pratiques, du moins le germe de cesvertus. Il ne feroit pas à fouhaiter que cecritique fut exempt de paflions & de foi-blelles; il faut juger les hommes en hom-me vertueux , mais en homme, ibid. 13.et , b. C’eft dans l’examen de l’hiftoire iqu’il feroit à fouhaiter qu’un pliilofbpheofat appellcr au-tribunal de la vérité*, desjugemens J 'que la flatterie & l’intérêt ontprononces dans tous les fiecles. Le critiquedoit aller plus loin contre le préjugé, il

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doit non-feulement juger chaque hommefuivant les mœurs de fon fiecle & les loi*de fon pays, mais encore les loix & lesmœurs de tous les pays & de tous les fiecles,fuivant les principes invariables de l’équiténaturelle. Grande utilité de ce genre decritique. Montagne moins irréfolu, eût étéun excellent critique dans la partie moralede l’hiftoire. L’Auteur de l’efprit des loixeft celui dont elle auroit befoin dans cettepartie, ibid. 14. a , b.

De la critique en poe'fie , & particulié-rement de celle qui a pour objet le poèmedramatique & l’épopée. Talens& connoiRfances que fuppofe la critique par rapportà la comédie. Par rapport à la tragédie yquels doivent être l’étude du critique &le modèle intellectuel qu’il doit fe former.Ce même modèle doit s’appliquera la partiedramatique de l’épopée. Mais lorfque lepoète paroît & prend la place de fes per-fonnages .... qui ofera le fuivre dans fonenthoufiaftne, fi ce n’efî celui qui l’éprouve ?ibid. IJ. a, b. C’eft en grand qu’on doitcritiquer les grandes chofes ; il faut doncles concevoir en grand, c’efî-à-dire, avecla même force , la même élévation, lamême chaleur qu’elles ont été produites.Il fuit des principes qu’on vient d’établir yqu’il n’y a de critique univerfellement fupé-rieur , que le public. Dans quel fens onpeut dire qu’on naît avec le talent de lacritique. Il n’efî pas vrai qu’il y ait eudans les arts & la littérature d’exceilensjuges qui ne pofledoient point toutes lesqualités dont on a parlé. Réflexions furBoileau. Ce critique n’a jamais bien jugéque par comparaifon. De-là les erreurs ouil eft tombé dans fes jugemens, lorfque I e *objets de comparaifon lui ont manqué. ”a peu imaginé , comment auroit-il été bo»juge dans la partie de l’imagination *Comment auroit-il été vrai conn 0 ^. u .^dans la partie du pathétique, lui à c l lUn’eft jamais échappé un trait de fentiment.ibid. 1 6. a, b. Les critiques qui n’ont p a ®eu le germe en eux-mêmes , ont tout 1porté aux modèles exiftans. Mais 11 n a ^ ertique fupérieur exhortera le Di.

au grand , il importe pf 4 »'' L "

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a , b. Le critique fubal*- erne >