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ce dernier avis ne fur plus nécefïàirequ’aujourd’hui. Un des moyens les pluspropres pour fe former le ftyle & le goût,c’efî de lire & d’écrire beaucoup fur desmatières philofophiques. Utilité d’un dic-tionnaire fait fur de bons principes.
De la nature des mots qu’on doit faireentrer dans un dictionnaire de langues. Lesfigures feront fouvent néceftàires dans untel ouvrage. ibid. 968. a , b. A- l’excep-tion de quelques termes d’arts & de feien-ces, tous les autres doivent entrer dansce dictionnaire : comment il en faut in-diq er î’ufuge. De l’innovation des motsdans un dictionnaire. DiftinCtions gram-•mati cales que l’auteur doit faire fur lesmots.
De la quantité'. Maniéré dont on pour-roir traiter cet objet. Réglé qu’on doitfuivre fur Y orthographe dans un diction-naire : réflexions fur la différence qui letrouve entre la prononciation & l'ortho-graphe. ibid. 969. a , b. Abus que nous-commettons dans l’ufage des accens. Enquoi confifteroit la réforme qu’on pourraitadmettre dans notre orthographe, ibid.■970. a, b. Il'ferait prefque impoiTtbleque cette réforme fût entière. D’où vientla différence qui fe trouve entre notremaniéré de lire & d’écrire. Un bon die- 1tionnaire doit tenir compte de cette diffé- jrence, de même que des différentes or-thographes qui auront été pratiquées pour !un même mot. Renvois auxquels ces dif-férentes orthographes doivent donner lieu.Uniformité que l’auteur doit fuivre parrapport à l’orthographe dans tout le coursde fon -ouvrage, ibid. 971. a , b. Il con- jviendrait encore d’indiquer en faveur desétrangers la maniéré dont chaque motdevrait fe prononcer , fuivant l’orthogra- ,phe des autres nations. On ferait bien deformer au commencement du dictionnaireline efpece d’alphabet univerfel , compoféde tous les véritables forts fimples , tantvoyelles que conformes, & de fe fervirde cet 'alphabet pour indiquer ' non-feu-lement la prononciation dans notre lan-gue -,. mais encore dans les autreseny- joignant ' pourtant T orthographe ufuelle-ckmsstoutes. ■
Dés étymologie!' Quelles 7 font - celles-
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qu’un bon dictionnaire ne doit pas négli-'ger. La langue françoife e!t plus analoguedans fes tours avec la langue grecquequ’avec la latine. On devrait marquercette analogie par des exemples; ibid. 971.-a , b. Il ferait bon d’inférer les mots ra*dica'ux de la langue même , en les indi-quant par un' caractère particulier. Alors'on reeonnoîtroit aifément les dérivés Sc-ies compofe's. DiiKrence entre ces deuxqualités de mots; Du choix des racineslorfqu’il y a de l’arbitraire dans ce choix.-ibid. 973 . a , b. Übfervations fur le dic~-tionnaire de l’académie françoife. Réfie-'xion fur les dictionnaires de rimes, ibid.-974 -
Dictionnaires de langues étrangères %mortes ou vivantes. Les définitions doi-"
| vent y être fupprimées. G’eft un abusd’en ta fier un grand nombre de lignifica-tions pour un même mot. à moins qu’on! ne diliingue exactement la lignificationpropre de la métaphorique. Il vaudraitencore mieux s’en tenir au feul feus pro-pre; X. 974. b. Dans les dictionnaires delangues mortes , il faut marquer avec foinles auteurs qui ont employé chaque mot.Il ne faut pas croire qu’un mot latin ougrec, pour avoir été employé-par un horvauteur, foit toujours dans le cas de pou-voir l’être. Maniéré de citer Plante ouTérence dans un diûionnaire. Il faut mêmeprendre des précautions, pour diftinguecles termes & les cours employés par unfeul auteur, quelque excellent qu’il pui/Iè,être. Lorfqu’un mot ou un tour a étéemployé par un auteur fufpeCt, & par debons auteurs , il faudrait fe contenter deciter ceux-ci. Lorfqu’il a été employé patun bon auteur-, il faut indiquer u d au-tres bons écrivains du même tems en ontfait ufage; ibldl 975 - *’> A fera bon demarquer les différens emplois d’un-mot,! & dé faire fentir les fynonymes. Autres-, obfervations fur les étymologies >, la quan- •tité, les racines qu’il faut indiquer dans-ces dictionnaires. Des dictionnaires latins»'■ appelles -fynonymes, leur uiage condamné. *Des dictionnaires de .la langue, vivante ’étrangère. Il fera bon d’y joindre à la figtii--'ficâtion françoife dès-mots ÿ -la Ggnificàtiàn 1- latine, ibiil 97.6V- a -, L. Gegieaàànîh câcfce