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[Tome premier. - Tome second.]
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162. b. Voyez, EXHÉRÉDATION.

ELOIGNER. Différence entre éloigner,écarter , mettre à l’écart ; entre éloignerécarter , & féparer. XI- 591. a. Pourquoil’on cligne les yeux pour voir un objetéloigné. VIII. 27 6 . a , b.

ÉLONGATION , ( Aftron . ) la plusgrande diftance d’une pîanete au foleils’appelle fa plus grande élongation. Rai-fons pour lefquelles elle varie. C’eft dansles mouvemens de venus & de mercurequ’on a fur-tout égard aux élongations.De la plus grande élongation de mercure.Angle de la grande élongation des planètesinférieures. La plus grande élongation desplanètes fupérieures eft de 180 degrés ;celle de vénus de 4.5 d , celle de mercurede 30. Voyez, DIGRESSION. Autre ufa-ge du mot élongation. Ce qu’on entendpar l’élongation de la lune au foleil. An-gle d’élongation , ou angle à la terre.XII. 163. a , b.

ELONGATION. ( Chïmrg. ) L’élon-gation eft une efpece de luxation impar-faite. Luxation qui fe fait peu à peu &Iong-terns après l’aâion de la caufe exter-ne. Caufes internes du déplacement de l’os.Ce que recommande à ce fujet Hippocrate.Ufage du feu pour corroborer & fortifierles parties, ibid. b,.

ÉLOQUENCE- (Belles-lettres) L’élo-quence eft née avant les réglés de la rhé-torique. La nature rend les hommes élo-quens dans les grands intérêts & dans les ,grandes pallions. Le peuple même s’expri-me par des figures ; rien n’eft plus com-mun que les tours qu’on appelle tropes.C’eft la nature qui infpire quelquefois desdébuts vifs & animés : exemple. Tifiasfut le premier qui recueillit lés loix del’éloquence. Talens que doit pofléder l’o-rateur , fuivant Platon. Court expofé dela rhétorique d’Ariftote. XII. 1 64. a , b.La Grece étoit la feule contrée de la terre oùl’on connût les loix de l’éloquence. Teinsoù l’éloquence fe montra dans Rome , &6elui où elle périt. Pourquoi l’éloquencen’appartient qu’à la liberté,Du livre de Cicé-ron, intitulé,*!? g Orate/ir.Caradere de l’élo-quence fimple. Quelle étoit celle du barreaujufqu’au milieu du dix-feptieme fiecie. Ondifoit j avec emghafe, des choies triyia-

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les. Du genre fublime. On en voit de vivestraces dans le parlement d’Angleterre.Du genre tempéré. Les trois genres,rentrent fouvent l’un dans l’autre, ibid.165. 4 , b. La grande éloquence , quin’a pu, parmi nous, être connue du bar-reau , s’eft réfugiée dans les oraifons fu-nèbres. L’éloquence de la chaire prefquebarbare jufqu’à Bourdaloue. Etat de l’é-loquence de la chaire chez les Anglois. Ilfe trouve dans nos fermons peu de mor-ceaux frappans. Figure hardie du P. MaCfillon, dans fon fermon fur le petit nom-bre des e'ius. Effet qu’elle produifit fur fonauditoire. De pareils chefs-d’œuvre fontdevenus très-rares. Ce que devroient faireles prédicateurs médiocres. Quelle forte'd’éloquence convient aux hiftoriens. Desharangues directes qu’on mec dans la bou-che d’un héros, ibid. 166. a , b. Difcours ad-mirable que Mezerai met dans la bouchedu maréchal de Biron, lorfque Henri IVétant preffé auprès de Dieppe par une ar-mée de trente mille hommes , on lui con.feilloit de fe. retirer en Angleterre, ibid».1 67. A , b..

Eloquence poe'tique. Il y a dans l’art:d’inftruire & de perfuader un procédé quela philolophie ne connoît pas, & dans le-quel la poéfie excelle ; c’eft l’art de frap-per l’ame du côté fenfible , de fintérefterà croire, ce qu’on veut lui perfuader.XII.' 167. b. C’eft l’éloquence même dans:toute là force , & avec tous fes artifices.Toute la différence qu’il y a entre l’elo—quence oratoire , c’eft que la '‘première-doit être plus animée, plus rapide, plus;foutenue que celle de l’orateur. Pomremployer toutes les reflources de l’élo-quence , les poètes ont foin de choifir des>fujets intéreflâns, féconds & dociles ; de-grandes caufes à difeuter, de grands inté-rêts à débattre, ibid. 1 68. a , b. Quelquefois:celui qui parle ne veut que répandre &foulager fon cœur : rien de plus favorable-au développement des pallions. Plus I#paffion tient de la foiblefle , plus elle eftfacile à fe répandre au dehors. L’amour a;plus de confidens que la haine & que ' arn “bition ; celles-ci fuppofent dans ^ aI E e une 'force qui fert à les renfermer. Aufli nos.

poètes qui ont mis au théâtre l’aiPPurj ( l ue;