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Ï1I 2,z<). n. Ufage du mercure comme tfondant. XXI. 57 1 * <*-
Fondant, ( Peinture en e'mxil ) XIV.
( premiers édition ) 880. 4. ( troif. édition )
8 & 8 . 4.
FONDATION , ( Arcbit. ) Conftruc-tion de cette partie des édifices qui leurfert de bafe. Les architeâes & les maçonsappellent aufli de ce nom les fondemenseux-mêmes. XIV. ( première édition )880. a. ( trofieme e'dition ) 888. 4. Voyez,Fondement.
Fondation, ( Poittlq. Droit nat.)divers ufages des mots fondation & fonder. ,Fonder dans le fens dont il s’agit ici ,c’eft aligner un fonds pour être employé .à perpétuité à remplir l’objet que le fon-dateur s’eft propofé, &c. Différentes cir- iconfiances acceflbires ou eftèntiedes auxfondations qui ont donné lieu à différentesloix. Le but de cét article eft de montrerles inconvéniens des londations en généralpar rapport au bien public. i°. Un fonda-teur eft un homme qui veut éternifer l’effet•de fes volontés ; or , quand on lui fuppo-feroit les intentions les plus pures, com-bien n’a-t-on pas de raifon de fe défierde fes lumières? XIV. ( première e'dition)880. a, b. (troijieme édition) 888.^, b.Prévoir avec certitude fi un écabliflementproduira l’effet qu’on s’en eft promis, &n’en aura pas un tout contraire, ce feroitl’effort du plus profond génie , & peut-être la politique n’eft-elle pas encore aflèzavancée de nos jours pour y réuffir. Sou-vent on préfentera à quelques particuliersdes fecours contre un mal dont la caufeeft générale ; & quelquefois le remedemême qu’on voudra oppofer à l’effet ,augmentera l’influence de la caufe. Com-bien d’établiflemens de charité ont étéélevés pour foulager des befoins de touteefpece! Cependant, c'eft dans les pays oùces reffources font les plus abondantes ,que la mifere eft plus g 'nérale qu’ailleurs.Explication de la caufe de ce phénomènepolifique. C’eft ainfi que les vertus les pluspures peuvent tromper ceux qui fe livrentfans précaution à tout ce qu’elles leurinfpirent. Or , que faudra-t-il penfer deces fonda ions qui n’ont eu de véritableobjet que la fatisf action d’une vanité frivole?
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Peut-être n’y auroit-il pas une feule fon-dation en Europe qui foutint l’examend’une politique éclairée. z°. Toute fon-dation porte en elle un vice irrémédiable,l’impoffibilité d’en maintenir l’exécution.ibid. (première e'dition) 881. a , b. ( troi-fieme e'dition) 889. a , b. Il n’eft pointde corps qui n’ai't i la longue perdu l’ef-prit de fa première origine. Voyez lanégligence, l’indifférence , la dureté desadminiftrateurs employés dans une falled’hôpital où fe trouvent raflemblées toutesles miferes humaines. Les précautions quele fondateur a prifes pour maintenir laréglé, feront inutiles. Aulïi prefque toutesles fondations anciennes ont dégénéré deleur inftitution primitive. Alors on en aétabli de nouvelles, Iefquelles après avoirdégénéré à leur tour, font aufli remplacéesde la même maniéré. Certaines fondationsceffent encore d’être exécutées par uneraifon différente , & par le feul laps detems ; ce font les fondations faites enargent & en rentes. Toute efpece derente a perdu à la longue prefque toutefa valeur, ibid. ( premiers édition ) 882. a , b.(trofieme édition) 89°- A » b. lue corpsde la fondation n’en fubfifte pas moins ;feulement les conditions n’en font plusremplies. 3 0 . L’immutabilité que les fon-dateurs ont cherché à donner à leur éta-bliflement, eft même un inconvénient con-fidérable, parce que de nouvelles révolu-tions ont fait dilparoître l’utilité dont ilpouvoit être dans fon origine. Combiend’établiflèmens furvivènt à leur utilité, foitpar un effet de l’intérêt particulier, foit pardéfaut d’aélivité de la part de ceux qui gou-vernent , foie par défaut de lumières î4 0 . Ce feroit quelquefois évaluer bienfavorablement l’utilité d’une fondation,que de l’eftimer la centième partie de ladépenfe qu’on a confacrée A l’établir. 3°.Parmi les différens befoins de la fociété,diftinguons-en deux fortes, les uns appar-tiennent à la fociété entière , & à cet égardle bien général doit être le réfuîtat desefforts de chaque particulier pour fonpropre intérêt, ibid. (première édit.) 883.a, b. ( trolfieme édition ) 891. a , b. Ceque l’état doit à chacun de fes membres ,c’eft la deftru&ion des obftacles qui les