être revêtus pour être valables. Quatrefortes de formalités : détails fur chacune. Ily a des formalités efi'entielles &de rigueur,& il y en a qui ne font pas nécefïàires àpeine de nullité. XV. 31. b.
Fjrmulites de juftice : leurutilité. XIX.276. a. XX. z 6 7. a.
FOR-MARIAGE, ou Feur-mariage.( Jurifpr. ) Définition. Origine de ce mot.En quoi confifte le droit du feigneur pourfor-mariage. Origine de ce droit feigneu-rial. Droit de for-mariage que le roi poffé-doit autrefois dans le royaume de France,& fpécialement dans le Vermandois. Dé-tails trouvés fur ce fujet dans un ancienmémoire , que Bacquet rapporte dans fonirrite du droit d'aubaine. Ch. III. XV.32. a , b. On tient préfentement pour maxi-me , qu’en for-mariage le pire emporte lebon : fens de cette maxime. Droit que lefeigneur de la main - morte prend pour lefor ^mariage de la main-mortable. Le for-mariage n’a pas lieu en main - morte, quandla femme n’a point d’héritage. Jugementdu parlement de Dijon qui le confirme.Obfervation de Taifan fur cet arrêt. Cou-tumes de main-morte où le for-mariage alieu. Auteurs à confulter. ibid. 33 .a.
For-mariage, ferf de. XXX. 870. b.
FORMATION , terme de grammaire.Définition générale. Ce que les grammai-riens entendent ordinairement par ce mot.Deux autres efpeces de formation , la dé-rivation tk\a compofition. XV. 33. b. Pour-quoi les grammairiens n’ont pas réuni cesdeux chofes avec la déclinaifon & la con-jugaifon. Origine de la diftindion des motsen primitifs & dérivés, en fimples & com-pofés. Définition de ces quatre fortes demots. Ce qu’on entend par racine ou motradical ; différence entre ce que l’auteurappelle racines génératrices & racines élé-mentaires. ibid. 34.4 , b. Obfervations quifemblent prouver que toutes les langues def-cendent d’une même langue primitive.Définition de la compofition & de la déri-vation. Deux fortes d’idées accefibirespeuvent modifier une idée primitive ; lesunes prifes dans la chofe même , influenttellement fur celle qui leur fert de bafe,qu’elles en font une toute autre idée. Lesautres viennent } non de la chofe même y
FOR
mais des différens point de vue qu’envifàgél’ordre de l’énonciation ; enforte qué lapremière idée demeure au fond toujours lamême. ibid. 35. a, b. De cette différenced’idées accefibires , naiflent deux fortes dedérivations 5 l’une qu’on peut appeller phi-losophique , l’autre grammaticale. Les lan-gues grecque & latine ont un fyftême deformation plus méthodique & plus fécondque la langue françoife. Ceux qui défirentfaire quelque progrès dans l’étude des lan-gues , doivent donner une attention fin-guliere aux formations des mots. Pour fairefentir l’importance de cette étude , nousnous contenterons de jetter un fimpîecoupd’œil fur l’analogie des formations latines.ibid. 3 6. a , b. Il faut donc obferver à cetégard , i°. que la compofition & la dériva-tion ont également pour but d’exprimerdes idées accefibires ; mais qu’elles em-ploient des moyens différens & en fensoppofé ; 2°. qu’il y a deux fortes de racinesélémentaires qui entrent dans la formationdes compofés , &c. 3 0 , qu’il y a quantitéde mots réellement compofés, qui au pre-mier afpecl, peuvent paraître fimples , àcaufe de ces racines élémentaires inufitéeshors de la compofition ; ibid. 37- 4 , b.4°. que la compofition & la dérivationconcourent fouvent à la formation d’un -même mot ; 5 0 . que les primitifs n’ont pastous le même nombre de dérivés ; 6°. quecomme les terminaifons introduites par ladérivation grammaticale , forment les con-jugaifons & les déclinaifons , on peut re-garder auffi les terminaifons de la dériva-tion philofophique comme la matière d’u-ne forte de déclinaifon ou conjugaifon phi-lofophique. Ceci eft d’autant mieux fondé ,que la plupart des terminaifons de cettefécondé efpece font foumifes à des loixgénérales. Principes ufuels fur ces termi-naifons. Application de ces principes àquelques racines, ibid. 38. a , b. Ces ter-minailbns ont des racines qui exprimentfondamentalement les mêmes idées qu’ellesdéfignent comme accefibires dans la déri-vation. i°. Dans les noms , les terminai-fons men & mentum lignifient chofe , (ignéfenfible par lui - même ou par fes effets.Etymologie du mot carmen & de diversautres terminés en men. Etymologie d»