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parlent Apollonius & quelques autres peudignes de foi. Contradictions & anachronif-mes dans la prétendue découverte du corpsde Palias, fils d’Evandre. Des corps descyclopes qu’on a prétendu avoir trouvésdans des cavernes, ibid-. 875. a, b. Examende divers os foffiles qu’on avoit pris pourdes os de géans. La coutume de repré-fenter les héros plus grands que naturepeut en partie avoir donné lieu aux fablesdes géans. Ce que nous devons penfer dece que les voyageurs ont raconté fur la tail-le des Patagons. Réflexions de M. de Buffonfur ce fujet. Lorfqu’il fe rencontre quel-quefois parmi nous des géans, l’expériencenous apprend qu’ils font d’ordinaire malconformés & malades. Auteurs à conful-ter. ibid. 876. a , b. &c.
Géans, qui félon diverfes traditions,rendirent au commencement du mondeleur nom célébré fur la terre. XVI. 750. b-Fils d’un payfan d’Angleterre , qui à fix ansavoit cinq pies de haut. XXII. 676. a.Tombeau d’un géant trouvé dans une villede. Lydie. XXXII. 850. 4 , b. Les préten-dus os de géans reconnus aujourd’hui pourceux de quelque grand animal. XXIV. 111.b- Note. Sur la prétendue taille gigantef-que des Patagons , voyez, l’article de cespeuples.
GÉANT ,(Myth. & Hîfl. nat . ) grandsos foffiles qui ont donné lieu à la fable desgéans. Ces os enveloppés dans des lits oucouches de gravier , de fable ou de terremolle , ont été fouvent entraînés par desavalanches ou par des chûtes d’eaux , deforte qu’on trouve quelquefois des fquelet-tes entiers fans qu’on les cherche. Originede la fable du combat des dieux & desgéans. Os foffiles qu’on a fréquemmentdécouverts dans la Macédoine. C’étoit uneefpece de fureur parmi les anciens, de vou-loir que tous les os foffiles qu’on leur mon-troit, fuflent desreftes de corps humains.Cas fingulier qu’ils en faifoient. XV. 877.a, b. Raifon frivole que donne Phlegondu refus que fit Tibere de recevoir lesoftemens prodigieux qu’on lui offroit. Lesorientaux ont de tems immémorial perfon-nifié des météores. C’eft ainfi que les Egyp-tiens ont perfonnifié un vent appelle ty-phon , qui fouffle aflez régulièrement cha-
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que année , & qui eft quelquefois un vérita-ble fléau pour leur pays. Malheurs & rava-gesqu’il caufe. Etymologie du mot champ-Jitt que ces peuples lui ont donné. Lorfqu’onle rt préfentoit fous une forme gigantelque,fouflant le feu fur toute l’Egypte, on le qua-lifioit plus particuliérement par l’épithete1 i'apbopb. Lieu qu’il habitoit félon l’opi-nion populaire, ibid. 878. 4 , b. Brouillardsétouffans qu’il envoyoit fur la ville de Pe-lufe. Fables que les Egyptiens rapportoientfur ce monftre. Remarque fur l’opinion dequelques mythologiftes qui ont donné unfens moral à ces mêmes fables qu’on vientd’expofer dans unfensphyfique. LeTyphoédes Grecs & des Latins eft indubitablementlemêmefpedre mythologique que le Ty-phon des Egyptiens. Origine de la fablequi a fait tranfporter les géans de Plile-gra, ville de Macédoine dans cet endroitde la Campanie, qui a été appellé CampusPblegræus , & qu’on nomme aujourd’huila Solfatara. Os foffiles trouvés dans ce der-nier endroit. C’eft autour des lacs bitumi-neux , auprès des volcans , dans les ter-reins fulfureux ou à tourbes, que les an-ciens ont logé les géans, ce qui prouvequ’on a perfonnifié des météores &: desphénomènes, ibid. 879. a , b. On peut voirencore fur ce fujet l’article Fée Morgane.Singulière conformité entre les endroits del’ancien & du nouveau monde , où l’on ditqu’il a exifté des géans. Obfervations d’hif-toire naturelle faites au cap Sainte-Hélene,dans l’Amérique méridionale , qui con-firment ce rapport. Offemens que les Ef-pagnols y ont déterrés. Le fyftême de l’au-teur confirmé encore par îes relations ré-pandues de la taille monftrueufe des Pa-tagons, dont le pays avoifine à la Terrede Feu , que l’on croit contenir des vol-cans. ibid. 880.4 , b. Obfervations fur cet-te fable des Patagons, & fur ce qui l’avoitaccréditée en Europe. Exagération deNunnez dans ce qu’il a rapporté de la taillegigantefque des gardes du corps de l’em-pereur de la Chine. Origine des ftatuesd’une grandeur extraordinaire qu’on voitdans ce pays. Ufage des bramines del’Inde, de ne donner jamais de fête au peu-ple , fans y faire paroître des repréfenta-tions de géans. ibid. 88r. a , b. On fait
aujourd’hui